Souhaitant la «construction d’un monde multipolaire», Nicolas Maduro en visite officielle en Russie

Souhaitant la «construction d’un monde multipolaire», Nicolas Maduro en visite officielle en Russie© Présidence vénézuélienne Source: AFP
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, lors de son allocution du 23 septembre 2019, au palais de Miraflores, à Caracas, au Venezuela.

Le président vénézuélien a annoncé qu'il se rendait en Russie afin d'y rencontrer Vladimir Poutine. Après sa visite de décembre 2018, c'est là pour Nicolas Maduro une opportunité de passer des contrats commerciaux pour sortir son pays de la crise.

Lors d’une allocution télévisée, également diffusée en direct sur Twitter le 23 septembre, le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé qu’il se rendrait en Russie afin d’y rencontrer son homologue. «D'ici quelques heures, ce soir, j'embarque pour la Fédération de Russie pour une visite officielle où je m'entretiendrai avec notre ami, le camarade président Vladimir Poutine», a-t-il déclaré (à partir de 42min45), sans toutefois préciser la durée de la visite.

Dans un message partagé sur le réseau social quelques heures plus tard, Nicolas Maduro a confirmé vouloir examiner «l’ensemble de la dynamique» des relations bilatérales avec la Russie, tout en recherchant «de nouveaux moyens d’intensifier la coopération et les échanges entre [les deux] peuples dans le cadre de la construction d’un monde multipolaire».

Dans son discours, qui portait principalement sur l’éducation, le successeur d’Hugo Chavez a par ailleurs confié qu’il allait rencontrer les dirigeants d’«importantes sociétés russes», alors que les sanctions américaines sur le Venezuela se sont intensifiées. Après avoir ciblé la puissante compagnie publique Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) ou encore la Banque centrale du Venezuela au début de l’année, Donald Trump a ordonné, le 5 août, par décret présidentiel, le gel total des biens du gouvernement chaviste. Une manœuvre ressentie par la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, comme une tentative d’«asphyxie totale» du Venezuela par Washington alors que le pays traverse une crise sans précédent.

Une première depuis décembre 2018

Cette rencontre entre Vladimir Poutine et Nicolas Maduro avait déjà été annoncée par Moscou la semaine dernière. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, avait révélé le 20 septembre que les préparatifs de la visite étaient déjà en cours, sans donner de date précise. Le 23 septembre, il a confirmé que l’entrevue entre les deux dirigeants se déroulerait à Sotchi, au bord de la mer Noire, certainement en marge du Club Valdaï, forum international annuel se tenant dans la station balnéaire qui aura lieu du 30 septembre au 3 octobre. Le porte-parole a de plus signalé qu’au cours du forum, le président russe rencontrerait Rodrigo Duterte, le président philippin, et son homologue kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev.

Nicolas Maduro et Vladminir Poutine s’entretiendront en face-à-face pour la première fois depuis décembre 2018 et la visite du président vénézuélien à Moscou. Elle sera par ailleurs leur première entrevue depuis que l’opposant Juan Guaido s’est déclaré «président par intérim» au mois de janvier. Malgré le soutien des Etats-Unis, qui militent ouvertement pour un changement de pouvoir dans le pays, celui-ci avait échoué à évincer le dirigeant socialiste après sa tentative ratée de coup d’Etat le 30 avril. Juan Guaido est reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, parmi lesquels les Etats-Unis ou la France, mais Nicolas Maduro bénéficie lui du soutien de la Russie, de la Chine ou encore de la Turquie. Ce dernier avait été réélu en 2018 pour un second mandat.

Lors de la visite du président vénézuélien en Russie en décembre 2018, les deux pays avaient signé des contrats portant sur la production de pétrole, principale ressource de la République bolivarienne, d’une valeur de cinq milliards de dollars. Fin janvier, les Etats-Unis avait décidé de gelé plus de sept milliards de dollars d’actifs appartenant à PDVSA. En réponse, Nicolas Maduro avait demandé, en mars, à la compagnie de déménager son siège européen de Lisbonne (Portugal) à Moscou. Quelques mois plus tard, en août, il annonçait que sa délégation ne se rendrait pas à la Barbade pour négocier avec l'opposition, estimant que les conditions d'une bonne tenue de la rencontre n'étaient pas garanties.

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