«Aucune preuve» que la Russie ait laissé ses troupes en Biélorussie après ses exercices, pour l'OTAN

«Aucune preuve» que la Russie ait laissé ses troupes en Biélorussie après ses exercices, pour l'OTAN© Evgueni Biyatov Source: Sputnik
Des militaires russes et biélorusses pendant les exercices Zapad 2017 dans la région de Minsk

Malgré l'hystérie des médias accusant Moscou de vouloir renforcer durablement sa présence en Biélorussie sous le couvert des manœuvres militaires Zapad 2017, l’OTAN a reconnu ne pas avoir d’éléments susceptibles de soutenir cette hypothèse.

«Nous n’avons pas d’informations indiquant que la Russie ait laissé des troupes en Biélorussie. Aussi, la Biélorussie a clairement affirmé que les forces russes ne sont pas restées [après la fin de Zapad 2017]. Nous sommes, bien sûr, toujours en train d’évaluer les exercices mais pour l’instant nous n’avons découvert aucune preuve de la présence de militaires russes», a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse après une séance du conseil OTAN-Russie le 26 octobre.

Les exercices conjoints de la Russie et la Biélorussie Zapad-2017 qui se sont déroulés en septembre sur le territoire des deux pays ont causé une véritable effervescence dans les médias et des craintes chez les dirigeants de certains pays membres de l’OTAN, des mois avant de commencer. Les accusations contre la Russie allaient d’une éventuelle attaque de Moscou contre ses voisins sous le couvert des exercices jusqu’à ses projets présumées de laisser stationner en permanence en Biélorussie des troupes qui s’y étaient déplacées pour les entraînements.

Après la fin des exercices, sans qu'on ait assisté à une tentative quelconque d’«invasion» de l’Europe par la Russie, certains responsables ont continué d’insister sur l’hypothèse du présumé plan russe de renforcer sa présence aux frontières de l’UE. Le chef d’état-major ukrainien, le général Viktor Moujenko, a affirmé fin septembre avoir des «informations» sur certains forces russes maintenues par Moscou en Biélorussie, assurant que la Russie y avait, selon lui, envoyé plus de soldats qu’annoncé.

Moscou a fermement démenti ces accusations, insistant sur le fait que toutes ses forces militaires étaient déjà revenues en Russie. Pourtant, même sans avoir repéré des preuves de la présence supplémentaire des soldats russes en Biélorussie, Jens Stoltenberg a toujours accusé la Russie d’avoir mobilisé plus de soldats pour les manœuvres qu’elle ne l'affirmait.

«Je crois aussi que ce que nous avons vu avec les exercices Zapad souligne l’importance d’une modernisation du Document de Vienne parce qu’il contient des failles», a déclaré le secrétaire général de l’Alliance. Ce texte, conclu en 1990, à la fin de la guerre froide, entre pays membres de l'OSCE et régulièrement révisé depuis, doit permettre d'échanger des informations militaires entre les pays signataires afin d'éviter des malentendus sur les intentions des uns et des autres.

12 700 militaires russes et biélorusses, équipés de plusieurs centaines d'armes diverses comme des avions, des hélicoptères, des chars, des lance-roquettes multiples et des mortiers, ainsi que des navires, ont participé aux exercices Zapad-2017.

Sur fond d’accusations contre la Russie de cacher le véritable nombre de militaires impliqués dans les manœuvres, le Pentagone a été forcé, de son côté, d’admettre la transparence de celles-ci, à la mi-septembre. Selon les données diffusées par la diplomatie biélorusse le 14 septembre, environ 80 observateurs internationaux, sur un total de 85 invités, ont assisté à ces exercices. En outre, 273 journalistes internationaux ont été accrédités par le ministère biélorusse des Affaires étrangères.

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