«Caniche», «larbin» : indignation en France après la réaction de Macron à l’opération militaire américaine au Venezuela

«Caniche», «larbin» : indignation en France après la réaction de Macron à l’opération militaire américaine au Venezuela© Per-Anders Pettersson Source: Gettyimages.ru
Emmanuel Macron, président de la République française, le 22 novembre 2025 à Johannesbourg. [Photo d'illustration]
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Alors que depuis des années Emmanuel Macron rebat les oreilles d’une partie de la planète sur le «respect» du «droit international» concernant la crise ukrainienne, le président français a salué l’opération menée par l’armée américaine au Venezuela. Un positionnement qui a fait réagir une bonne partie de la classe politique française.

« La prise de position de Macron n'est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international. Jour sombre pour notre pays », a fustigé le 3 janvier au soir Jean-Luc Mélenchon dans un message posté sur X.

Quelques minutes plus tôt, Emmanuel Macron avait fini par réagir à l’attaque menée par les États-Unis contre le Venezuela, qui a abouti à l’enlèvement de son président et de sa femme. Dans un message également posté sur la plateforme américaine, le président français a estimé que « débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro», le peuple vénézuélien « ne peut que s’en réjouir ». Une déclaration, également publiée en anglais, qui a été repostée dans l’heure par Donald Trump sur son réseau Truth Social.

« Il n'y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises. La parole de la France doit rester non alignée et constante sur les principes du droit international », avait lancé à la mi-journée le leader de la France insoumise (LFI) – alors qu’aucune réaction française n’avait encore été publiée –, appelant à ce que « quelqu'un réveille le président Macron ».

En milieu d’après-midi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait posté sur les réseaux sociaux un message condamnant Nicolás Maduro, mais soulignant que l'opération militaire ayant conduit à sa capture « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international » et qu’« aucune solution politique durable » dans ce pays « ne saurait être imposée de l'extérieur ».

« La France humiliée par un président soumis. Il est temps de reprendre le contrôle », a également fustigé la vice-présidente LFI de l’Assemblée nationale Clémence Guetté. « Cette déclaration rejoindra l’histoire des renoncements qui ont abîmé la République, terni l’honneur de la France et compromis son indépendance politique », a déclaré la députée LFI et candidate à la mairie de Paris Sophia Chikirou. « Cette attitude de vassal et de larbin nous fait profondément honte », a dénoncé la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot.

Même tonalité du côté du Parti communiste français. « La France rabaissée au rang de 51e État des USA. La honte ultime », a fustigé son secrétaire national Fabien Roussel. « Trump s’est fait offrir un caniche à Noël. Il s’appelle Emmanuel Macron », a commenté le sénateur communiste de Paris Ian Brossat.

« La France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison Blanche », a également dénoncé le député de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure, estimant que « cette stratégie agressive des États Unis doit être dénoncée ». « Cette déclaration du président de la République française n’est pas à la hauteur de la voix que la France porte dans le monde et des valeurs qu’elle doit continuer de défendre », a-t-il ajouté.

Une indignation également de mise du côté de l’Union populaire républicaine (UPR), dont le président François Asselineau a qualifié Emmanuel Macron de « larbin de l’État profond ». « Que vont faire la Russie avec Zelensky, Israël avec l'Iran, et la Chine avec Taïwan ? », a-t-il enchaîné. « On ne va pas pleurer ce régime bien entendu, mais malheureusement votre respect de la souveraineté et du droit international à géométrie variable décrédibilise la voix de la France », a réagi Charles-Henri Gallois, ancien proche de François Asselineau devenu conseiller économique du président du Rassemblement national Jordan Bardella.

« La France indépendante évanouie ! Comment désormais sa parole peut-elle être entendue dans le monde ? Plus que jamais besoin de retrouver une voix présidentielle LIBRE ! », a réagi Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. « Macron soutient sans aucune réserve l’opération au Venezuela, je m’en doutais. BHL aussi. Pas bon signe du tout ! Les boussoles qui indiquent toujours le Sud ! », a renchéri Florian Philippot, président des Patriotes.

Cette déclaration d’Emmanuel Macron survient alors que depuis des années, et le déclenchement de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, le président français n’a pas lésiné sur les efforts afin de s’afficher comme une figure de proue du soutien à Kiev, le tout au nom du « respect des principes fondamentaux du droit international ».

Fin février 2022, reprenant un verbiage plus flou venu tout droit des États-Unis, Emmanuel Macron estimait que « cette crise constitue une menace sérieuse pour l’ordre international fondé sur des règles, avec des ramifications bien au-delà de l’Europe ». «Laisser la Russie dicter sa loi porterait un coup fatal à l’ordre international fondé sur le droit auquel nous souscrivons tous depuis 75 ans. Cela saperait les fondements mêmes de notre sécurité collective», pouvait-on entendre, un an plus tard à l’ONU, de la bouche de la cheffe de la diplomatie française d’alors, Catherine Colonna.

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