Après l’opération au Venezuela, les États-Unis menacent cinq autres pays

Après l’opération au Venezuela, les États-Unis menacent cinq autres pays Source: Gettyimages.ru
Donald Trump et Lindsey Graham, président de la commission budgétaire du Sénat américain. [Photo d’illustration]
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À la suite de l’opération au Venezuela, les États-Unis étendent leurs menaces à plusieurs nations. Washington considère ainsi Cuba, le Mexique et la Colombie comme de nouvelles cibles proches, mais ses menaces s’étendent encore plus loin, jusqu’au Groenland et à l’Iran.

Après avoir mené une opération spéciale pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro, Washington semble avoir jeté son dévolu sur au moins cinq autres pays. Lindsey Graham, président de la commission budgétaire du Sénat américain, a ainsi cité Cuba parmi les États concernés. 

« Attendez le tour de Cuba. Cuba est une dictature communiste qui a tué des prêtres et des religieuses, qui a pillé son propre peuple. Ses jours sont comptés. Nous nous réveillerons un jour, j’espère en 2026, où nous aurons des alliés dans ces pays, dans notre arrière-cour, qui coopèrent avec les États-Unis, et non des dictateurs narco-terroristes qui tuent des Américains », a-t-il lancé aux journalistes.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a, quant à lui, qualifié Cuba de « catastrophe », affirmant qu’elle était dirigée par « des personnes âgées incompétentes ». Il a souligné que Cuba n’avait soi-disant pas d’économie et qu’elle était « en déclin ». Donald Trump a affirmé que le pays se trouvait au bord de l’effondrement en raison de la fin des revenus liés au pétrole vénézuélien.

Cependant, Cuba n’est pas le seul pays à s’inquiéter : le Mexique est également dans le collimateur des États-Unis. Trump a déclaré qu’il pourrait également s’intéresser à ce pays, ajoutant que, selon lui, le Mexique serait dirigé par des cartels. Le président américain a laissé planer la possibilité de mesures supplémentaires — sans toutefois préciser leur nature

Menaces contre la Colombie

La Colombie et son président Gustavo Petro ont également des raisons de s’inquiéter. Donald Trump, parlant du Venezuela, l’a qualifié de « voisin très malade », ajoutant : « La Colombie l’est aussi. Elle est dirigée par un homme malade qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis. Mais il ne va pas le faire très longtemps, croyez-moi ». Répondant à la question d’une journaliste qui lui demandait si les États-Unis prévoyaient de mener une opération similaire à celle du Venezuela, le président américain a répondu que cela lui semblait « une bonne idée ».

Le dirigeant colombien est l’un des rares à avoir décidé de répondre aux menaces américaines. Le pays a déclaré qu’il condamnait l’agression des États-Unis et appelait à la résistance. Gustavo Petro a souligné qu’il ne s’inquiétait pas des conséquences de la capture de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro et de ses « liens étroits avec lui ».

Le Groenland et l'Iran dans le collimateur

Les menaces de Washington se sont étendues au-delà du Mexique et des pays des Caraïbes. Sa quatrième cible est l’île du Groenland qui, selon Trump, est « indispensable » aux États-Unis. Il a ajouté que le Groenland était prétendument encerclé par des navires russes et chinois et qu’il était nécessaire à Washington « pour sa défense ».

« Vous savez ce que le Danemark a fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont mis en service un autre traîneau à chiens. C’est vrai. Ils ont pensé que c’était une excellente décision », a ironisé Donald Trump.

Ces déclarations ont suscité de vives réactions à Copenhague : la Première ministre danoise Mette Frederiksen a rejeté toute idée d’annexion, tandis que plusieurs dirigeants nordiques ont exprimé leur soutien au royaume danois.

L'Iran s'attend à une réponse ferme

L’Iran a enfin été visé à la suite des manifestations survenues fin décembre 2025. Les États-Unis ont promis de réagir fermement si les troubles faisaient des victimes. Téhéran a répondu en menaçant de frapper des bases américaines au Moyen-Orient.

Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été enlevés et emmenés hors du Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier lors d'une opération militaire américaine. Le pays est temporairement dirigé par la vice-présidente Delcy Rodríguez. Les autorités vénézuéliennes ont qualifié les actions des États-Unis d’agression militaire, ont promis de saisir l’ONU et ont déclaré l’état d’urgence dans le pays.

Les États-Unis ont prétendument accusé Maduro et son épouse de « narcoterrorisme » contre les Américains. Après la capture du président vénézuélien, les autorités américaines l’ont emmené, lui et son épouse, dans un centre de détention à New York.

Moscou a condamné les actions de Washington, jugeant leur justification infondée et leurs motivations idéologiques. Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que, dans les circonstances actuelles, la priorité était d’empêcher une nouvelle escalade et de trouver une issue à la situation actuelle par le dialogue. Le communiqué a confirmé que tous les problèmes et différends entre les pays devaient être résolus par la négociation et que la Russie était prête à soutenir cette approche.

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