Sibeth Ndiaye raillée après avoir dévoilé le nouveau site gouvernemental contre la désinformation

Sibeth Ndiaye raillée après avoir dévoilé le nouveau site gouvernemental contre la désinformation© Ian Langsdon Source: AFP
Sibeth Ndiaye, le 8 avril 2020, à l'Elysée, à Paris (image d'illustration).

Après avoir présenté le site de «désinfox» du gouvernement à propos de la pandémie de Covid-19, Sibeth Ndiaye a été critiquée par de nombreuses personnalités, certaines l'accusant même de vouloir un retour du «ministère de l’information».

Une chose est sûre : à chaque fois que la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, s’exprime, elle suscite de nombreuses réactions. La protégée d’Emmanuel Macron a dévoilé le 30 avril le site de «désinfox» de l’exécutif. «La crise du Covid-19 favorise la propagation de fake news. Plus que jamais, il est nécessaire de se fier à des sources d’informations sûres et vérifiées. C’est pourquoi le site du gouvernement propose désormais un espace dédié», a-t-elle déclaré sur son compte Twitter.

Mais l’initiative n’a, semble-t-il, pas convaincu. «C’est pas toi qui disait assumer mentir pour protéger le président ? Et tu crois qu’on va te croire là ? T’es quand même unique toi. Et tant mieux si on réfléchit bien», s’est amusé Bruno Gaccio, ancien co-auteur des Guignols, toujours sur le réseau social. L’humoriste faisait référence à la phrase prononcée par Sibeth Ndiaye dans une interview à L’Express le 12 juillet 2017 : «J’assume de mentir pour protéger le président de la République.»

L’intervention de la porte-parole n’a pas semblé non plus du goût du militant identitaire Damien Rieu. «Vous êtes une experte», s’est-il contenté de répondre le même jour sur Twitter, non sans ironie, mettant en ligne une vidéo des nombreux revirements de la majorité présidentielle depuis le début de la crise causée par le coronavirus.

Mais certains ont même été plus loin, à l’image d’Arnaud Benedetti, professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne et rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire.

«Cette initiative gouvernementale traduit la grande fébrilité d’un pouvoir exécutif qui, faute de pouvoir censurer, se transforme en certificateur de l’information. Il va de soi que ce n’est pas à l’Etat de procéder à ce travail. Les plus grands mensonges de l’histoire ont souvent été, au demeurant, propagés par des Etats», a-t-il fait valoir auprès de nos confrères du Figaro ce 1er mai.

«En d’autres termes, ce dispositif n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite d’en revenir à une forme de ministère de l’information, voire d’un "bureau de l’esprit public" tel que les révolutionnaires le créèrent en 1792», a-t-il encore souligné.

Et de conclure : «À l’heure du maelström numérique, de l’infosphère aussi volumineuse que piégeante, l’instrumentalisation de la com’ est devenue un exercice presque désespéré. La "désintox" du gouvernement dans ces circonstances ne fait que renforcer le soupçon de dissimulation qui pèse depuis des semaines sur son expression.»

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