Iran, commerce, Gafa : l'heure du bilan pour le G7 de Biarritz (EN CONTINU)

Auteur: RT France

Les entretiens entre chefs d'Etat et autres personnalités conviées touchent à leur fin à Biarritz. Une conférence de presse est prévue pour tirer les conclusions du Sommet.

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  • Invité du 20h de France 2 le 26 août, Emmanuel Macron a tiré un premier bilan du G7. Il s’est félicité d’un sommet «formidablement réussi» dans lequel «la France a rayonné». Revenant sur le règlement du dossier iranien, le président de la République a nié «un coup de poker» après l’invitation des diplomates iraniens durant le G7, assurant ne pas vouloir une «escalade vers la guerre» ni que «l’Iran obtienne l’arme nucléaire». «On peut avoir un embrasement, on est à un point de rupture», a-t-il affirmé, précisant qu’il essayait de convaincre l’Iran et les Etats-Unis de s’entendre pour éviter l’escalade mais avouant qu’aucun accord n’était à l’ordre du jour.

    A propos de la Libye, Emmanuel Macron a annoncé un accord «sur deux réunions à venir avec nos amis africains». Celui-ci a également constaté «des progrès» mais pas d’avancée majeure dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine. Il a plaidé pour «une modernisation des règles», insistant sur l’importance du «multilatéralisme». Emmanuel Macron a également tenté d’apaiser les tensions avec son homologue brésilien Jair Bolsonaro, reconnaissant que celui-ci n’est pas «directement responsable» des incendies qui ravagent l’Amazonie depuis le début de l’année, précisant toutefois que «par ses priorités économiques, [Jair Bolsonaro] soutient le défrichage et reste évasif sur la déforestation».

    De plus, le président français a rappelé qu’il ne désire pas signer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur pour le moment. «Je n'ai pas donné mon accord complet, en l'état je ne signerai pas le Mercosur», a-t-il insisté. Enfin, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne «souhaite pas» d’un Brexit sans accord mais qu’il s’y tient «prêt».

  • Emmanuel Macron a tenu à souligner les efforts du G7 pour examiner les problématiques environnementales. Une conférence de presse au sujet de l'Amazonie avait été tenue dans la journée, mais le président français a assuré vouloir apporter des initiatives concrètes en faveur du climat et de la biodiversité, en amont du Sommet Action Climat organisé par le Secrétaire général de l'ONU António Guterres le 23 septembre 2019. 

    Il a confirmé davantage d'engagement financier de la part de ses partenaires du G7 pour le «fonds vert pour le climat», créé par les pays les plus développés à destination des pays les plus vulnérables. Le Royaume Uni, l'Allemagne et la France doubleront donc leur contribution. «Le G7 mobilisera près de cinq milliards de dollars pour la biodiversité», a affirmé Emmanuel Macron.

    Avec des pays associés tels que l'Inde ou l'Afrique du Sud, le président français a expliqué avoir adopté une «charte pour la biodiversité» qualifiée d'«engagement historique», en réaction au travail d’experts alarmant sur les éco-systèmes livré par les les experts de l’ONU en mai 2019. Il faut selon le chef d'Etat «entrer dans les travaux pratiques», et «travailler sur des dates et des cibles».

    Balayant d’un revers de manche la question des signataires ou détracteurs des accords de Paris, il a affirmé poursuivre le travail notamment avec «les Russes» qui «ont enclenché le processus de ratification» notant «une avancée majeure» dans ce domaine.

    Comptant rehausser les engagements de neutralité carbone d’ici 2050, Emmanuel Macron a annoncé une lutte contre les émissions de gaz du secteur maritime et des mesures pour régulier la production textile, industrie éminemment polluante et émettrice de CO2.

  • Au sujet de la crise en Ukraine, le président français souhaite la tenue d'un «sommet de Normandie» en septembre, réunion de chefs d’Etat incluant le président russe Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, le nouveau président ukrainien, l'Allemagne et la France.

    Mais en ce qui concerne le retour de la Russie autour de la table du G7, qui redeviendrait le G8 dont elle a été exclue en 2014 après le rattachement de la Crimée, le «consensus n’a pas été trouvé», selon Emmanuel Macron. «Passer de G7 à G8 nécessite une unanimité», qui n'a pas été au rendez-vous. «Nous avons tous acté qu’il était important de parler à la Russie», a toutefois ajouté le leader français. Cette intention est partagée par la chancelière Angela Merkel, qui souhaite s'entretenir avec le président russe lors du sommet au format Normandie.

    En savoir plus : Emmanuel Macron annonce un sommet au format Normandie sur l'Ukraine en septembre

  • Dans son discours de conclusion du sommet de Biarritz, Emmanuel Macron a souligné «la grande unité et l’esprit positif sortis de ce G7». Il a noté les «lignes de forces qui se sont dégagées, y compris de situations qui n’étaient pas données», notant l’utilité de «ces rassemblements de dirigeants».

    Il a noté les deux temps du G7, détaillant «une première phase d’échanges de vue stratégiques sur les grandes crises» et «l’économie mondiale» en dégageant des lignes de force. Cela a donné lieu à une déclaration d’une page, composée de remarques rédigées à la fin des échanges par Emmanuel Macron lui-même, agréées par les dirigeants, comportant des «éléments de consensus très simples».

    Le président français a souhaité un changement en profondeur du commerce international. Il compte rendre plus efficace la «propriété intellectuelle» et «éradiquer les pratiques commerciales déloyales». Il a appelé à «moderniser la fiscalité internationale dans le cadre de l'OCDE d'ici 2020». Il a déploré une fiscalité à «trous», permettant des processus d'évasion fiscale, notamment des grands groupes, qui «échappent à la taxation» dans les pays dans lesquelles elles exercent une activité. 

  • En conférence de presse à Biarritz, Donald Trump affirme qu'il pourrait inviter Vladimir Poutine au G7 l'an prochain, en 2020, et ce malgré l'exclusion de la Russie de ce format après le rattachement de la Crimée en 2014.

    «Je pourrais certainement l'inviter», a déclaré le président américain, interrogé sur le sujet, après avoir plaidé pour la réintégration de la Russie à laquelle s'opposent les pays européens. Il a précisé ne pas savoir si le président russe, qui «est un homme fier», accepterait l'invitation.

  • Répondant à la question d'un journaliste américain, Emmanuel Macron a affirmé qu'il avait prévenu Donald Trump de son projet de convier l'Iran à Biarritz, sans pour autant inclure les Etats-Unis dans cette initiative. A propos de la venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à Biarritz, il a évoqué «une initiative française dont le président américain a été informé à l'avance».

    Auteur: RT France

  • Emmanuel Macron a décrit les contours d'un «nouvel accord nucléaire» avec l'Iran, et signalé que Donald Trump souhaitait un traité plus strict pour Téhéran, impliquant notamment une période d’observation «plus longue», et davantage «de sites surveillés». Le président français a informé qu'un projet de nouveau traité devait se montrer «plus ambitieux». Cet accord pourrait inclure des «compensations économiques pour l’Iran», comme des «réouvertures de secteurs» ou de «lignes de crédit».

    «A un moment donné, il faut qu’il y ait une rencontre entre le président iranien et le président des Etats-Unis», a répété Emmanuel Macron.

    «Si les circonstances le permettent, je serai d'accord», a répondu Donald Trump. Le président américain a toutefois estimé que l'Iran ne pouvait mettre à exécution ses menaces sur le nucléaire (ultérieures à la sortie du traité par Washington), au risque de se transformer en une «puissance violente». «Il n'était pas approprié qu'on se rencontre hier. C'était trop tôt, mais le président Macron m'a tenu au courant d'une rencontre très positive», a ajouté le dirigeant étasunien. Il a qualifié l'accord existant de «ridicule», estimant que Téhéran avait bénéficié de «millions de dollars sans rien en retour». «L'Iran est un pays qui a beaucoup de potentiel. Nous ne cherchons pas à changer le régime, nous ne cherchons pas ce type de changement. Nous avons fait cela à de nombreuses reprises dans le passé, cela ne fonctionne pas. Ce que nous souhaitons, c'est qu'il n'y ait pas de missiles nucléaires, pas de missiles balistiques», a déclaré le président américain.

    «J'ai un bon sentiment en ce qui concerne l'Iran, je ne veux pas qu'il y ait de problèmes et il faut qu'on fasse le nécessaire», a conclu Donald Trump.

  • Au sujet des inquiétudes relatives aux mésententes commerciales des Etats-Unis avec la Chine, le président français a déclaré avoir abordé le sujet. «Nous en avons longuement discuté durant la session sur l’économie mondiale hier matin», a-t-il confirmé. «Les discussions qui sont en cours ont créé des incertitudes qui agitent les marchés, les investisseurs». Mais, a-t-il ajouté, «à l’issue de cette discussion, nous nous sommes attachés à ce qu’un accord puisse être trouvé» entre «les deux grandes puissances économiques». Il a marqué la volonté de Donald Trump de trouver un accord avec Pékin : «On voit que les choses bougent.» «Je pense que ce sera positif pour tout le monde [...] cet accord devra être équilibré pour qu’il soit bon de tous les côtés», a déclaré Emmanuel Macron, faisant aussi allusion aux autres Etats. 

    «On doit changer les règles du commerce international pour que chacun puisse échanger de manière libre et juste», sans qu’aucun Etat ne puisse être lésé, a-t-il conclu, plaidant pour un «renouvellement des règles commerciales internationales».

  • Au sujet de la taxe sur les Gafa, selon Emmanuel Macron, la France aurait trouvé un «très bon accord» avec les Etats-Unis. Plus précisément, les pays du G7 auraient convenu de «trouver un accord en 2020 dans le cadre de l'OCDE» concernant une taxe internationale sur les Gafa.

    Emmanuel Macron a énoncé la volonté de «moderniser le système fiscal international ensemble», se disant prêt à supprimer le projet de taxe française le jour où une taxe internationale sur les Gafa serait mise en place.

  • Le président français a évoqué une convergence du G7 sur Téhéran : «L'Iran ne doit jamais avoir l'arme nucléaire.» En revanche, Emmanuel Macron a appelé à un échange entre le président iranien et Donald Trump, et estime que les dirigeants du sommet ont «créé les conditions d'une rencontre et donc d'un accord». «Ma conviction est qu’un accord peut être trouvé si Hassan Rohani rencontre Donald Trump», a-t-il affirmé.

    Il a néanmoins tempéré : «Rien n'est fait, les choses sont éminemment fragiles.»

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