Mathieu Kassovitz s'en prend à Philippe Poutou pour défendre Macron

Mathieu Kassovitz s'en prend à Philippe Poutou pour défendre Macron© François Guillot à gauche, Albert Pizzoli à droite. Source: AFP
Philippe Poutou, porte-parole du NPA à gauche, Mathieu Kassovitz, acteur, à droite.

L’acteur frondeur Matthieu Kassovitz a sorti son bouclier pour défendre Emmanuel Macron au moment de son allocution télévisée. Il a taclé le porte-parole du NPA Philippe Poutou : «Tu voulais quoi, une Mercedes neuve et le smic à 2500 ?»

L’acteur de la série Le bureau des Légendes sur Canal + s’est écharpé sur Twitter avec le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou au sujet de l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron le 10 décembre. Habitué des polémiques, parfois contradictoire, Matthieu Kassovitz avait revêtu ce soir-là le costume d’un ardent défenseur de l’exécutif.

Tu voulais quoi, une Mercedes neuve et le smic à 2500 ?

Lorsque Philippe Poutou, à la fin de l’intervention du président, a demandé a demandé à l'acteur s'il était «heureux» des réponses apportées, Matthieu Kassovitz a ironisé et confirmé son soutien plein et entier au président. «Oui, je suis très content d’avoir un président qui garde sa ligne et qui essaie des choses tout en écoutant et en reconnaissant ses erreurs. Et toi tu n’as pas aimé le ton de sa voix ou la position de ses mains ? Tu voulais quoi, une Mercedes neuve et le smic à 2500 ?», a-t-il tweeté.

Pour terminer son grand-œuvre, l'acteur a dégainé une dernière réplique. «Ben ouais. Ça va être difficile de justifier une révolution le week-end prochain. Il vous reste de créer votre parti politique et voir comment vous vous en sortez en utilisant les armes démocratiques. Je vous souhaite sincèrement bon courage», a-t-il conclu.

Le soir du 10 décembre, Mathieu Kassovitz avait fondu sur Philippe Poutou dès que le syndicaliste avait mentionné l'allocution du président, et donné son avis sur sa stratégie. «Laisse-le parler avant», lui avait intimé l'acteur.

Matthieu Kassovitz avait mené sur Twitter une campagne anti-Gilets jaunes, dès le début du mouvement de contestation de la hausse des carburants. Son soutien au chef de l'Etat a toutefois de quoi surprendre. Le cinéaste de 51 ans n'était pas enthousiaste quant à la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Ardent défenseur du vote blanc en 2016, il avait appelé à faire barrage à Marine Le Pen au moment du second tour. L'acteur avait employé les mots «malheureusement, il est trop tard» pour voter blanc, apparemment peu convaincu par le programme du candidat Emmanuel Macron. Depuis, il semble s'être accommodé de la ligne du président français.

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