«Faire la leçon aux Arabes» ou «aux Noirs» : l'étrange parallèle d'Angot crée le malaise sur Twitter

«Faire la leçon aux Arabes» ou «aux Noirs» : l'étrange parallèle d'Angot crée le malaise sur Twitter© Capture d'écran YouTube, @On n'est pas couché
Christine Angot face à Manuel Valls sur le plateau d'On n'est pas couché.

Lors de l'émission On n'est pas couché diffusée le 2 décembre, la chroniqueuse Christine Angot a tenté de dresser un parallèle entre les propos d'Emmanuel Macron sur la démographie africaine et ceux de Manuel Valls sur le voile islamique. Dérapage ?

Nouvelle polémique en vue pour On n'est pas couché de France 2, en difficulté cette saison, portée par les écrivains-chroniqueurs Christine Angot et Yann Moix ?

Lors de l'émission diffusée le 2 décembre figurait, parmi les invités, l'ancien Premier ministre devenu député (sans étiquette), Manuel Valls.

Durant l'émission, Christine Angot a voulu dresser un parallèle entre des propos sujets à polémique de Manuel Valls et d'autres, également controversés, d'Emmanuel Macron. Les premiers, que l'écrivain attribue à l'ex-chef du gouvernement (et que celui-ci confirme en opinant du chef sur le plateau de l'émission), sont les suivants : «Le voile est une marque d'asservissement des femmes.» Les seconds avaient été formulés par le président de la République lors du G20 à Hambourg, cet été : «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider de dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien.»

Interrogeant l'existence d'un traitement médiatique ou politique inégal de ces deux différents propos, Christine Angot lance à Manuel Valls (à partir de 35'35 dans la vidéo ci-dessous) : «Lui [Emmanuel Macron], il est au Burkina et il dit "ça suffit, les femmes africaines font trop d'enfants" [...] tout le monde trouve ça formidable [...]. Est-ce que ça veut dire qu'on ne peut pas faire la leçon aux Arabes mais [qu']on peut la faire aux Noirs ?» Avant d'ajouter (sans faire montre de la plus nette des clartés) : «Peut-être que c'est ça, je sais pas. Parce que ça fait un peu les dames patronnesses, qui vont dans les maisons pauvres et qui disent [ici, Christine Angot prend un air offusqué ou dégoûté]: "Oh, mais tous ces enfants dans les coins..."»

Une tirade pour le moins singulière, face à laquelle l'ancien Premier ministre a prudemment choisi de botter en touche, déclarant : «Tout cela n'est pas simple», avant de noyer le poisson, en embrayant... sur le second tour Macron/Le Pen de la présidentielle. 

Des internautes décontenancés... ou outrés

Sur Twitter, néanmoins, un certain nombre d'internautes ont réagi à la «question» formulée par Christine Angot.

La militante Sihame Assbague, connue notamment pour son implication dans les controversés camps d'été décoloniaux, a par exemple qualifié la séquence de «lamentable» sur son compte Twitter.

D'autres internautes ont réagi avec colère, l'un d'entre eux dénonçant la «condescendance» de la chroniqueuse.

«Angot est d'une impertinence... c'est incroyable. Elle confond tout», s'est par exemple lamenté un autre utilisateur de Twitter.

Certains, en outre, ont pointé du doigt la confusion entre Arabes et musulmans que dessinaient les paroles de Christine Angot... 

... à l'instar de la journaliste Sonia Mabrouk.

Ce ne serait pas la première fois que l'écrivain suscite de vives réactions en raison de propos «choc». En tenant fin septembre de rudes propos à l'encontre de l'ex-porte-parole d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) Sandrine Rousseau, qui a terminé l'émission en larmes, Christine Angot et son camarade chroniqueur Yann Moix avaient provoqué une polémique telle que le CSA avait ouvert une instruction sur l'incident.

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