Economie : quels départements et régions ont le plus souffert du Covid-19 ?

Economie : quels départements et régions ont le plus souffert du Covid-19 ?© Valéry Hache Source: AFP
Cliché pris dans la ville de Nice, le 28 avril 2020, dans les Alpes-Maritimes (image d'illustration).

D'après une étude comparative mise en ligne par l'Insee, la Corse est la région la plus touchée économiquement par le coronavirus, devant l'Ile-de-France ou PACA. A l'inverse, la Bretagne, les Hauts-de-France ou les DROM encaissent mieux le choc.

Alors que la première semaine de déconfinement en France est sur le point de s’achever, l’Insee a rendu publique, le 7 mai, dans son point de conjoncture, une étude comparative portant sur l’impact économique régional et départemental des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Certaines régions apparaissent structurellement un peu plus affectées que l’ensemble national à l’image de la Corse, d’Auvergne-Rhône-Alpes, de l’Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Ainsi, selon l’institut, la Corse est la région la plus touchée, avec une activité économique en baisse de 35%, alors que Mayotte s’en tire le mieux avec une chute de 18%. La moyenne régionale sur la totalité du territoire s’établit autour de -29%.

«Certaines régions apparaissent structurellement un peu plus affectées que l’ensemble national à l’image de la Corse, d’Auvergne-Rhône-Alpes, de l’Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte-d’Azur ; d’autres le sont un peu moins, comme les départements et régions d’outre-mer (DROM), la Bretagne et les Hauts-de-France», fait valoir le document.

Le tourisme, l’industrie et l’administration touchés de plein fouet

Afin de bénéficier d’une lecture plus détaillée de ces chiffres, l’Insee a estimé, pour chaque région, la contribution des secteurs à la perte de l’activité économique.

En Corse par exemple, la chute de 35% de l’activité économique a été grandement favorisée, à hauteur de 7 points, par une baisse de l’activité dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration, ainsi que, pour 8 points, dans celui de la construction. Deux activités liées au tourisme, principale ressource de l’île.

Le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté et la Normandie ont, quant à eux, pâti de la mise à l’arrêt d’une partie de leur industrie. Dans cette dernière région, la baisse de 32% de l’activité économique est liée, pour 7,5%, à ce secteur.

A contrario, en Ile-de-France, où la baisse de l’activité économique est évaluée à 33%, ce sont les activités scientifiques et techniques ainsi que les services administratifs et de soutien qui en sont les principaux responsables (7,5%).

L’Insee note également que «les industries agro-alimentaires répondant à des besoins essentiels soutiennent l’activité des régions où elles sont largement implantées : en Bretagne, ainsi que dans les Pays de la Loire et le Grand Est».

Des disparités importantes selon les départements

Parmi les dix départements les plus touchés, c’est-à-dire ayant enregistré une perte d’activité supérieure à 35,4% par rapport à une situation normale, on retrouve six départements franciliens : l’Essonne, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et les Yvelines. Ils sont accompagnés par la Savoie, la Haute-Savoie, le Rhône et la Haute-Garonne.

Dans le même temps, une trentaine de départements ont subi une perte d’activité inférieure à 30,5%.

«A l’intérieur des régions, les disparités départementales peuvent être importantes. Ainsi, l’économie de la Haute-Garonne subirait de plein fouet le fort recul des industries des matériels de transport, dont l’aéronautique [principalement Airbus], et celui des services marchands, alors que les autres départements d’Occitanie sont plus épargnés. De telles disparités s’observent aussi dans le Grand Est où les deux départements alsaciens apparaissent davantage affectés que les autres : le Bas-Rhin et le Haut-Rhin du fait de l’industrie et des services marchands dans une moindre mesure», conclut l’Insee.

Selon la dernière loi de finances rectificative, promulguée le 25 avril après avoir été approuvée par le Parlement, le PIB français devrait connaître une chute de 8% en raison de la pandémie de coronavirus.

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