Ukraine : Macron veut «rassembler les preuves» sur des «crimes de guerre» qu'il attribue à la Russie

Ukraine : Macron veut «rassembler les preuves» sur des «crimes de guerre» qu'il attribue à la Russie© Geert Vanden Wijngaert Source: AP
Le président de la République française Emmanuel Macron (image d'illustration).
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Le chef d'Etat français souhaite que son pays aide à «rassemble les preuves» contre les «crimes de guerre des Russes» en Ukraine, dont il dit être certain. Moscou a démenti être responsable de ces exactions.

S'exprimant sur le média en ligne Brut le 8 avril, le président de la République française a abordé les accusations portées contre Moscou depuis le début de l'opération militaire russe en Ukraine. «Même en prenant le maximum de précautions que je me dois de prendre [en tant que chef de l'Etat], je peux dire que ce sont des crimes de guerre des Russes», a affirmé Emmanuel Macron, avant de détailler sa pensée : «On a tous été bouleversés et choqués, indignés par les images qu'on a vues à Boutcha il y a quelques jours, à Kramatorsk aujourd'hui et on l'a vu aussi à Marioupol, à Kharkiv [et] malheureusement dans d'autres villes on le découvrira.»

Selon le dirigeant, «les services français, avec d'autres, [ont] réussi à démanteler le mensonge d'Etat russe qui consistait à dire que ce n'était pas la Russie» qui avait commis des exactions contre des civils dans plusieurs villes ukrainiennes. Et d'annoncer : «Je veux qu'on rassemble les preuves. Et donc, nous avons envoyé des gendarmes et des magistrats en coopération pour aider [...] à récolter des preuves de la culpabilité de soldats russes et l'identité de ces soldats russes».

Emmanuel Macron veut que la France aide la justice ukrainienne «si elle est empêchée pour partie, à aller devant la Cour pénale internationale pour qu'il y ait des jugements».

Moscou dément toute responsabilité à Boutcha et Kramatorsk

Kiev, Washington et un certain nombre de pays occidentaux ont accusé la Russie de diverses exactions, dans le cadre de son opération militaire menée en Ukraine depuis fin février.

Ces derniers jours, la Russie a ainsi été accusée d'être responsable de la mort de nombreux civils dans la ville ukrainienne de Boutcha où, selon Kiev, 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes. La Russie a catégoriquement démenti les allégations portées contre elle à ce propos. Le 3 avril, le ministère russe de la Défense a affirmé que ses forces s'étaient complètement retirées de Boutcha le 30 mars, alors que les «preuves de crimes» ne sont apparues que quatre jours plus tard, lorsque des agents des services de sécurité ukrainiens sont arrivés dans la ville. En outre, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé une «provocation brutale et cynique du régime de Kiev» à Boutcha. Enfin, le parquet général de la Fédération de Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête au sujet des images diffusées à l'appui des accusations ukrainiennes.

Plus récemment, les autorités ukrainiennes ont affirmé que la Russie était responsable d'un bombardement meurtrier sur la gare de Kramatorsk, dans une partie du Donbass sous contrôle ukrainien, le 8 avril. Or, les autorités russes ainsi que celles de la République populaire autoproclamée de Donetsk (dont Moscou reconnaît l'indépendance) ont pointé la responsabilité des militaires ukrainiens. «Les forces armées ukrainiennes ont effectué une frappe avec un missile tactique Totchka-U contre la gare ferroviaire [...]. Les missiles tactiques Totchka-U dont les débris ont été retrouvés aux environs de la gare de Kramatorsk ne sont employés que par les forces armées ukrainiennes», a notamment déclaré le ministère russe de la Défense.

Plus globalement, les autorités de Russie et celles des Républiques du Donbass reconnues par Moscou ont accusé à de multiples reprises les forces armées ukrainiennes et les combattants nationalistes ukrainiens d'exactions à l'encontre des civils. La Russie a par ailleurs justifié son opération militaire en Ukraine en invoquant, entre autres, la nécessité de protéger les populations du Donbass (confrontées à la guerre depuis 2014) d'un «génocide».

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