Daesh revendique l'attentat de Vienne

- Avec AFP

Daesh revendique l'attentat de Vienne© Radovan Stoklasa Source: Reuters
La police monte la garde devant la cathédrale Saint-Etienne, à la suite d'une messe religieuse pour les victimes d'une attaque par arme à feu à Vienne (Autriche), le 3 novembre 2020.

Dans un communiqué publié sur ses chaînes Telegram, Daesh a revendiqué, ce 3 novembre, les fusillades perpétrées la veille à Vienne et ayant fait quatre morts. C'est la première attaque de l'organisation terroriste dans le pays.

Un communiqué publié ce 3 novembre sur le Telegram de Daesh impute à un «soldat du califat» les fusillades meurtrières de la veille à Vienne près d'une synagogue et de l'opéra. Dans un texte séparé, accompagné d'une photo de l'assaillant armé, l'agence de propagande Amaq évoque «une attaque aux armes à feu menée hier [le 2 novembre] par un combattant de l'Etat islamique dans la ville de Vienne».

Une revendication qui intervient au moment où l'Autriche pleure ses morts, victimes du premier attentat revendiqué par l'organisation terroriste dans le pays, alors que la piste d'assaillants en fuite est désormais écartée. A l'origine de cette attaque qui a fait quatre morts dans le centre de Vienne dans la soirée du 2 novembre, un «soldat du califat», selon le message de revendication envoyé 24 heures après les faits par l'agence de propagande de Daesh. Elle a aussi publié une courte vidéo dans laquelle l'assaillant armé, seul face caméra, se filme en train de prêter allégeance au chef officiel de l'organisation djihadiste Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi.

L'assaillant avait été emprisonné puis libéré

L’assaillant, originaire de Macédoine du Nord et tué par la police, a été identifié comme Kujtim Fejzulai. Il avait essayé de rejoindre la Syrie et avait été condamné en 2019 à de la prison en Autriche mais avait été libéré de manière anticipée, a expliqué le ministre de l'Intérieur, Karl Nehammer, devant la presse.

L'homme de 20 ans a donc réussi à «tromper» le programme de déradicalisation et ceux qui étaient chargés de son suivi, a déploré le ministre. Il a visiblement agi seul, contrairement aux premières déclarations des autorités qui avaient lancé une chasse à l'homme pour retrouver d'autres suspects. Il n'y a pas de preuve à ce stade de l'existence d'un deuxième assaillant, a souligné Karl Nehammer.

Le ministre a par ailleurs annoncé 18 perquisitions et 14 interpellations dans la journée. La police autrichienne a pour sa part fait savoir que deux jeunes hommes suisses ont été arrêtés à Winterthour, près de Zurich, dans le nord de la Suisse, en lien avec l'attaque djihadiste commise à Vienne, la veille. «Les enquêtes de police ont permis d'identifier des ressortissants suisses âgés de 18 et 24 ans. Les deux hommes ont été arrêtés par une unité spéciale à Winterthur le 3 novembre après-midi en coordination avec les autorités autrichiennes», a fait savoir la police cantonale de Zurich dans un communiqué. L'éventuel lien «entre les deux personnes arrêtées et le responsable présumé des attentats fait actuellement l'objet d'enquêtes et de recherches en cours par les autorités compétentes», a-t-elle ajouté.

Attaque terroriste répugnante

L'attaque est survenue le 2 novembre en plein cœur de la capitale autrichienne, près d'une importante synagogue et de l'opéra. L'assaillant a ouvert le feu alors que de nombreux Viennois profitaient d'un dernier moment de liberté, en terrasse ou au restaurant, avant le confinement. Il était armé d'un fusil d'assaut, d'une machette et d'une ceinture d'explosifs factice. De premiers hommages, limités par le confinement, commençaient à s'organiser, notamment à la cathédrale de Vienne, où a été organisée une messe du souvenir.  L'Autriche, sous le choc, a décrété trois jours de deuil national après ce que le chancelier Sebastian Kurz a qualifié d'«attaque terroriste répugnante».

Cet attentat, qui intervient dans un climat tendu en Europe, a suscité un afflux de réactions de solidarité, du président américain Donald Trump en passant par son homologue russe Vladimir Poutine, et l'ensemble des dirigeants européens, d'Ursula von der Leyen à Emmanuel Macron ou Angela Merkel. 

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