Algérie : Ségolène Royal obtient le transfert du journaliste Christophe Gleizes à Alger
© Facebook / Présidence de la République algérienneEn visite à Alger en tant que présidente de l’Association France Algérie, Ségolène Royal a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune et obtenu le transfert du journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison, de Tizi-Ouzou vers la capitale.
L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle et ancienne ministre a été reçue par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, lors d’une visite marquée par des gestes humanitaires et des propos de réconciliation. Ségolène Royal a affirmé avoir obtenu le transfert de Christophe Gleizes, détenu depuis juin 2025 à Tizi-Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger, afin de le rapprocher de sa famille et de faciliter les visites. L’ancienne ministre a également indiqué avoir « appuyé » la demande de grâce de sa famille auprès du président algérien.
Depuis Alger, Ségolène Royal a précisé que le chef de l’État algérien était disposé au dialogue « dès lors que le respect et la considération sont au rendez-vous ». L’ancienne ministre a plaidé pour une « reconstruction de l’amitié entre la France et l’Algérie » et a souligné que son déplacement avait lieu à titre associatif, à l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne, et non en mission officieuse pour Emmanuel Macron. Elle a toutefois précisé qu’elle informerait l’Élysée à son retour et que le « premier geste » d’apaisement attendu serait la restitution des biens culturels spoliés pendant la colonisation, conformément à la récente loi adoptée au Sénat.
Malgré ces initiatives, les relations entre Paris et Alger restent tendues. La crise diplomatique a éclaté à l’été 2024 après la reconnaissance par la France d’un plan d’autonomie du Sahara occidental « sous souveraineté marocaine », soutenu par l’Algérie et le Polisario. Depuis, plusieurs épisodes ont alimenté les tensions, notamment la détention et la condamnation de Christophe Gleizes et de l’écrivain Boualem Sansal, ou encore l’incarcération en France d’un agent consulaire algérien accusé d’enlèvement.