Trump accuse Obama d’avoir fabriqué le dossier du «Russiagate» et appelle à son arrestation

Trump accuse Obama d’avoir fabriqué le dossier du «Russiagate» et appelle à son arrestation Source: Gettyimages.ru
Donald Trump et Barack Obama.
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Donald Trump a accusé Barack Obama d’avoir orchestré la fabrication du dossier du «Russiagate». S’appuyant sur des documents récemment publiés par le renseignement américain, il a affirmé que ces accusations reposaient sur des informations falsifiées et a appelé à des poursuites judiciaires contre son prédécesseur.

Donald Trump a mis en cause Barack Obama, l’accusant d’avoir joué un rôle central dans la création du dossier sur une supposée collusion entre son équipe et la Russie. Dans un message publié le 29 janvier sur Truth Social, le président américain est allé jusqu’à demander l’arrestation de son prédécesseur.

D'après lui, de nouveaux documents rendus publics par la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, apporteraient un éclairage inédit sur l’origine de l’affaire dite du « Russiagate ». Il a affirmé que ces documents montreraient que les accusations portées contre lui n’étaient pas fondées et qu’elles auraient été fabriquées au plus haut niveau de l’État, sur instruction directe de Barack Obama.

Le président américain a également estimé que ces actions ne relevaient pas d’une simple erreur politique, mais d’une tentative délibérée visant à discréditer un adversaire et à remettre en cause le résultat de l’élection présidentielle. Selon lui, cette période a marqué une rupture grave pour la démocratie américaine, et les responsables ne peuvent plus échapper à la justice.

À l’été 2025, la directrice du renseignement national a rendu public un rapport affirmant que l’administration Obama avait falsifié des informations issues des services de renseignement. Le document évoque la fabrication d’accusations accusant la Russie d’une ingérence dans l’élection présidentielle américaine.

Le rapport précise qu’en août 2016, un responsable du département de la Sécurité intérieure avait informé le directeur du renseignement de l’époque, James Clapper, qu’aucun élément ne permettait de conclure à une capacité de la Russie à manipuler le décompte des voix. Ces informations auraient toutefois été écartées et maintenues confidentielles par les ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure.

Tulsi Gabbard a par la suite affirmé que la Russie ne disposait ni de l’intention ni des capacités nécessaires pour influencer l’issue du scrutin. Elle a accusé l’administration de l’époque d’avoir porté atteinte à la volonté exprimée par les électeurs et d’avoir affaibli les institutions démocratiques en alimentant, pendant plusieurs années, un climat de suspicion autour de la présidence de Donald Trump.

À l’origine, les services de renseignement américains avaient accusé Moscou d’avoir cherché à influencer l’élection de 2016 en faveur de Donald Trump et au détriment de sa rivale Hillary Clinton. Après l’élection, une enquête menée par une commission spéciale avait reconnu l’existence de tentatives d’influence sur l’opinion publique via les réseaux sociaux, sans toutefois établir de lien direct entre l’équipe de Trump et les autorités russes. En 2019, le rapport final du ministère de la Justice avait confirmé l’absence de preuves de collusion. Donald Trump n’a depuis jamais cessé de rejeter ces accusations. Une position également défendue par Moscou, qui a toujours affirmé que ces soupçons étaient sans fondement.

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