A Paris, le procès du citoyen russe Alexander Vinnik soupçonné de cybercrimes reprend

A Paris, le procès du citoyen russe Alexander Vinnik soupçonné de cybercrimes reprend© BENOIT PEYRUCQ Source: AFP
Croquis réalisé le 19 octobre 2020 au tribunal correctionnel de Paris, lors du procès du ressortissant russe Alexander Vinnik (C).
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Arrêté en Grèce à la demande des Etats-Unis en juillet 2017, le citoyen russe a été extradé en France en janvier. Accusé d’attaque informatiques via le rançongiciel Locky, il clame son innocence.

Une nouvelle série d'audiences judiciaires dans l'affaire du citoyen russe Alexander Vinnik, soupçonné de vol d'identité et d'extorsion, s'est ouverte ce lundi 19 octobre au tribunal correctionnel de Paris. Frédéric Belot son avocat a déclaré à l'agence de presse Tass que son client était déterminé à prouver son innocence.

«Alexander est déterminé à faire en sorte que toute la vérité sur son rôle dans cette affaire soit révélée. Son accusation est injuste et il a l'intention de prouver qu'il n'a rien à voir avec le malware Locky», a précisé l’avocat.

Selon le défenseur d'Alexander Vinnik, le calendrier des auditions, initialement prévu jusqu'au 22 octobre, devrait être annoncé lors de l’audience de ce jour, et les positions des parties civiles devraient également être entendues.

«Mais la condamnation inéquitable [d'Alexander] Vinnik ne permettra pas aux parties civiles d'obtenir justice pour les crimes commis contre elles», a prévenu Frédéric Belo, soutenant que son client n’avait aucun rapport avec le Rançongiciel Locky dont ont été victimes en France près de 200 collectivités, sociétés et particuliers depuis 2016.

Arrêté à la demande des Etats-Unis

Alexander Vinnik, 41 ans, a d’abord été arrêté à la demande de la justice américaine au cours de l’été 2017, alors qu’il était en vacances dans la péninsule de Chalcidique, en Grèce, avec sa femme et son fils. Aux Etats-Unis, il est accusé de blanchiment de cybercrimes pour un montant de 4 à 9 milliards et risque jusqu’à 55 ans de prison. Son extradition a depuis été demandée par la Russie, pour une affaire mineure, puis par la France vers juin 2018, soit plus d’un an après son arrestation. Alexander Vinnik a rejeté les accusations portées par Washington et Paris et a accepté l'extradition vers son pays d'origine.

En l’attente de la décision finale des autorités judiciaires grecques relatives aux trois demandes d’extradition, Alexander Vinnik a été détenu près de 18 mois sans procès et sans qu’aucune charge ne pèse contre lui dans le pays où il a été arrêté.

Le 23 janvier, Alexandre Vinnik a finalement été extradé vers la France. Le 28 janvier Zoé Konstantopoulou, avocate spécialiste des droits de l’Homme enregistrée en Grèce et aux Etats-Unis, avait décrit cette affaire comme la «persécution d’une personne qui n’a absolument aucune activité criminelle, mais qui a quand même commis le crime d’avoir une connaissance […] très rare dans la technologie blockchain, qui permet la création de monnaie électronique […] qui l’a transformée en personne très, très voulue [par la Justice] aux Etats-Unis et en France».

Dénonçant «torture» et «traitement inhumain», ses avocats ont demandé fin juin sa libération pour causes médicales, Alexander Vinnik ayant été très affaibli par la grève de la faim qu’il avait commencée en Grèce pour protester contre son extradition. Mais sa demande a été refusée le 12 mai.

Selon, l’AFP, les enquêtes américaine et française aurait démontré qu’Alexandre Vinnik était «titulaire» du rançongiciel Locky, au moyen duquel aurait été perçu de façon criminelle 8 millions de dollars (6,8 millions d’euros).

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