Lavrov : la Russie suspend le régime sans visa avec la Turquie dès le 1er janvier 2016

Lavrov : la Russie suspend le régime sans visa avec la Turquie dès le 1er janvier 2016 Source: Sputnik
Sergueï Lavrov

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine sur la question de lutte antiterroriste, le chef de la diplomatie russe a reçu à Moscou son homologue syrien Walid al-Mouallem pour des négociations portant sur le même sujet.

Moscou a décidé de suspendre le régime sans visa actuellement en vigueur entre la Russie et la Turquie dès le 1er janvier 2016, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’un point de presse conjoint avec Walid al-Mouallem. Sergueï Lavrov a cité de «réels risques sur la sécurité émanant de ce pays», pour justifier l’adoption d’une telle mesure.

Le responsable a également souligné que Moscou commence à avoir des doutes sur la sincérité de la Turquie quant à son aspiration à éliminer la menace terroriste.

«De plus en plus de questions s’accumulent sur les vraies intentions d’Ankara et sur le degré de son intérêt réel à l’éradication du terrorisme, y compris en Syrie, et à la normalisation de la situation dans ce pays», a dit le ministre devant les journalistes.

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La Russie considère comme «un sommet de cynisme lorsque des pays qui affirment combattre Daesh mènent en vérité leur propre jeu, où les terroriste ont en fait le rôle d’alliés», a déclaré le diplomate.

«Je pensais qu’il n’y avait qu’un seul pays au monde à se croire au-dessus des lois et à s’affranchir du droit international. Il s’avère maintenant qu’il y en a au moins deux», a ajouté Sergueï Lavrov, en commentant la position d’Ankara concernant l’incident avec l’avion russe.

Le ministre a finalement espéré que la «duplicité et l’inadéquation de cette position est évidente aux yeux du monde entier», en rappelant qu’Ankara a d’abord déclaré qu’elle aurait agi différemment si elle savait qu’il s’agissait d’un avion russe, pour ensuite affirmer qu’elle fera de même si quiconque viole de nouveau son espace aérien.

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Mardi 24 novembre, un bombardier russe Su-24 a été abattu par la Turquie à la frontière syrienne. Ankara prétend que celui-ci avait violé son espace aérien, ce que nie résolument la Russie. L’un des pilotes a été tué par des rebelles syriens après avoir déclenché son parachute. Le second a lui été sauvé puis acheminé vers la base aérienne de Khmeimim.

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