Traoré, Diallo, Herrou : plus de 250 personnalités signent une tribune en soutien à Anasse Kazib

Traoré, Diallo, Herrou : plus de 250 personnalités signent une tribune en soutien à Anasse Kazib© STEPHANE DE SAKUTIN Source: AFP
Anasse Kazib le 10 décembre 2019 à Paris (illustration).
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Assa Traoré, Alain Badiou, Rokhaya Diallo, Cédric Herrou ou encore Frédéric Lordon ont dénoncé «une violente campagne d'extrême-droite» contre Anasse Kazib, regrettant «cette offensive contre un candidat d'origine maghrébine à la présidentielle».

Quelque 250 personnalités ont co-signé le 22 novembre une tribune de soutien en faveur d'Anasse Kazib, dénonçant «une violente campagne d'extrême droite [...] contre un candidat d'origine maghrébine à la présidentielle».

Sans nécessairement partager son programme et son projet, nous apportons notre soutien démocratique au fait qu'Anasse Kazib puisse se présenter

Parmi les signataires de ce texte publié dans l'espace participatif de Mediapart se trouvent le député (ex-LREM) Aurélien Taché, les militants Assa Traoré, Marwan Muhammad (ancien porte-parole du CCIF, dissous), Cédric Herrou et Rokhaya Diallo, l'économiste Frédéric Lordon, les journalistes Taha Bouhafs et Aude Lancelin, l'essayiste Alain Badiou et l'écrivain François Bégaudeau. «Sans nécessairement partager son programme et son projet, nous apportons notre soutien démocratique au fait qu'Anasse Kazib puisse se présenter», ajoutent-ils.

Ils estiment qu'Anasse Kazib fait face à des «attaques racistes», avec «des milliers de tweets appelant à sa "remigration" et des centaines de menaces de mort». Le cheminot, figure du mouvement de contestation contre la réforme de la SNCF en 2018, aurait également devant lui «de nombreux obstacles», assurent ses soutiens : «Refus politique des banques et des assurances de fournir les services de base permettant de récolter des dons, coût de la campagne, black-out médiatique, pressions sur les élus pour qu'ils refusent leurs parrainages, etc.»

Le drapeau tricolore «entaché par l'impérialisme français»

La candidature d'Anasse Kazib, qui se revendique du marxisme, a notamment fait parler fin octobre quand il a expliqué qu'il ne souhaitait pas voir de drapeau français dans ses meetings de campagne : «Ce drapeau-là, même s'il a été un drapeau issu de la révolution, il a été entaché par l'impérialisme français, c'est avec ce drapeau-là qu'on a collaboré avec la nazis, c'est avec ce drapeau-là qu'on a colonisé des pays», avait-il expliqué le 22 octobre sur C8.

Lors du meeting du 21 octobre, une autre vidéo avait fait polémique. Elle montrait les sympathisants du cheminot-candidat scander :«Tout le monde déteste la police». Anisse Kazib abondait alors en assurant que «oui, la police tue».

«Je considère que, oui, il y a des violences policières et je me joins à ce qu'avait dit Philippe Poutou, oui la police tue. [...] C'est la réalité, qu’on le veuille ou non», a-t-il confirmé dans Le Point le 13 novembre.

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