Jean-Luc Mélenchon : «Les Russes sont des partenaires fiables» en matière de dissuasion nucléaire

Jean-Luc Mélenchon : «Les Russes sont des partenaires fiables» en matière de dissuasion nucléaire© GERARD JULIEN
Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 11 mai 2019 (image d'illustration).

Exprimant dans un entretien accordé à L'Opinion sa vision des fonctions régaliennes, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que la Russie était un partenaire fiable en matière de dissuasion nucléaire, «alors que les Etats-Unis ne le sont pas».

Interrogé sur sa vision du domaine régalien dans L’Opinion le 29 novembre 2020, le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a défendu l’idée que la Russie était un partenaire plus fiable que les Etats-Unis en matière de dissuasion nucléaire.

S’il s’est dit favorable à la dissuasion, qui «reste pour la France un outil irremplaçable aussi longtemps qu’il n’y a pas d’alternatives militaires», le député des Bouches-du-Rhône a exprimé son soutien au Traité d’interdiction des armes nucléaires. Il revendique : «Avec nous, la diplomatie s’adosserait sur tous ceux qui, dans le monde, sont d’accord pour exiger le désarmement nucléaire.»

Pour Jean-Luc Mélenchon, «les Russes sont des partenaires fiables alors que les Etats-Unis ne le sont pas. Ils ne signent pratiquement aucun des accords qui nous intéressent et pas seulement dans le domaine militaire». Il a appelé à cesser «de nous rabâcher que nous avons des valeurs en commun avec les Nord-Américains ! Ce n’est pas vrai que nous défendons les mêmes principes. Les Etats-Unis défendent par-dessus tout le droit de faire ce qu’ils veulent». Il rappelle que les Etats-Unis sont «un pays qui en 244 ans d’histoire a eu 222 ans de guerre».

Outre la dissuasion nucléaire, le leader du parti d’opposition a abordé les thèmes de l’OTAN, dont il appelle la France à quitter les rangs, ou encore du budget de la défense, qui doit selon lui «correspondre à ce qui est raisonnablement nécessaire». Au sujet des relations tendues avec la Turquie, Jean-Luc Mélenchon reproche à Ankara «deux actes extrêmement agressifs contre l’armée française : le premier, en Syrie, en bombardant une base où il y avait nos forces spéciales et le second, contre un navire français au large de la Libye». Il s’est enfin prononcé pour le rétablissement d'une «conscription» qu'il a précisé être «citoyenne» dans un message sur Twitter.

Le 8 novembre dernier, le chef de file de LFI avait annoncé son intention de «proposer» sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, sollicitant une «investiture populaire» de 150 000 signatures.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»