Crise des réfugiés : Calais est un laboratoire de l’Europe

Crise des réfugiés : Calais est un laboratoire de l’Europe
Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais

Quelques mois après le démantèlement de la Jungle, le maire adjoint de Calais, Philippe Mignonet, fait le point sur la situation. Il pointe les failles de la politique migratoire européenne et la responsabilité de la Grande-Bretagne.

«Nous sommes toujours inquiets face à la situation», confie Philippe Mignonnet. Quatre mois après le démantèlement de la Jungle qui abritait presque 10 000 réfugiés, la ville de Calais n’a pas vu d’autre camp surgir à sa place. Quelques certaines de réfugiés reviennent cependant dans la ville pour tenter de rejoindre la Grande-Bretagne. «Le Royaume Uni est un point d’attraction contrairement à ce que disent nos «amis» britanniques», note le maire adjoint. Il faudrait renégocier les accords du Touquet, et le Brexit est une belle opportunité pour cela, juge-t-il.

Pour Philippe Mignonet, fermer les frontières au sein de l’UE n’est pas une réponse à la crise migratoire ; il faudrait au contraire avoir une politique européenne commune. «L’immigration zéro ne peut pas exister», souligne le maire adjoint. Afin de lutter contre la crise des réfugiés, il faut une «Europe plus forte», pas une «Europe technocrate». Tous les pays-membres de l’UE doivent se voir imposer la politique migratoire commune. «On ne peut pas rester dans l’UE en recevant uniquement des subventions sans contrepartie», explique Philippe Mignonet.  

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