«L’hystérie» anti-Poutine et antirusse fait vendre en Occident

«L’hystérie» anti-Poutine et antirusse fait vendre en Occident© The Spectator @spectator / Twitter

Se focaliser sur Vladimir Poutine et exciter l’hystérie contre la Russie est profitable, estime le rédacteur en chef adjoint de The Spectator Freddy Gray, après la publication par le journal d'un caricature du leader russe avec un logo de RT.

The Spectator a récemment publié deux articles sur la Russie, le premier, écrit par Paul Wood, consistait en spéculations quant au fait que la Russie essaierait de piéger tout le monde en faisant croire qu’elle planifiait une invasion des pays Baltes. L’auteur du second, Rod Liddle, appelle l’Occident à mettre un terme à ses propos agressifs contre la Russie. Ces derniers seraient inutiles Liddle suggérant que Vladimir Poutine a atteint les sommets de la guerre de propagande.

«Nos lecteurs sont très intéresses par Vladimir Poutine», explique Freddy Gray à RT, faisant état des derniers numéros du journal : «Nous avons deux articles sur ce sujet qui concerne le président Poutine, les états Baltes et également la Syrie, ainsi que, de manière générale, l’hystérie occidentale à l’égard de la Russie, qui, à notre avis, n’aide pas l’Occident. C’est certes, pour nous, un bon sujet pour faire vendre, mais cela ne veut pas dire que notre couverture du sujet est partiale.»

L’hystérie au sujet de la Russie s’explique par le besoin psychologique profond d’avoir un ennemi

Selon lui, The Spectator a la position unique de «ne pas être russophobe, mais de ne pas non plus être russophile».

Le journaliste britannique indique que «l’hystérie» au sujet de la Russie s’explique par «le besoin psychologique profond d’avoir un ennemi, rôle auquel Vladimir Poutine correspond très bien en ce moment».

«Cela peut être en grande partie lié à l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Hillary Clinton semble devoir faire son entrée très bientôt», affirme-t-il.

Freddy Gray ajoute que les «faucons américains et britanniques deviennent hystériques» car Hillary Clinton souffle sur les braises d'une agression contre Vladimir Poutine. En ce qui concerne les fuites du DNC (Comité national démocrate), et les emails de Podesta, l’équipe de Clinton est «très encline a accuser la Russie, car les information de WikiLeaks sont très embarrassantes pour les démocrates. Donc, s’ils peuvent user de l'argument "Personne ne doit en parler. On ne peut pas donner un avantage à notre ennemi", cela peut être avantageux», assure-t-il.

Après toute cette rhétorique «clintonienne» contre la Russie, «il y aura une sorte d’épreuve de force au sujet de la zone d’exclusion aérienne en Syrie».

Il souligne que, pour ce qui relève des question de cyber-sécurité on peut «apparemment voir beaucoup d’activité en provenance de Russie», tout en admettant toutefois que l’Occident n’a aucune preuve concrète contre Moscou.

Les déclarations selon lesquelles le gouvernement russe aurait quelque chose à voir avec les résultats de l’élection présidentielle aux Etats-Unis sont une autre manifestation de cette même hystérie, suggère Freddy Gray.

Le journaliste prédit que, après toute cette rhétorique «clintonienne» contre la Russie, «il y aura une sorte d’épreuve de force au sujet de la zone d’exclusion aérienne en Syrie», ajoutant : «Cette perspective nous fait très peur.»

Selon lui, il est stupide de la part de l'Occident de provoquer la Russie, étant donné que le «dirigeant russe va promouvoir l’intérêt national de la Russie, ce qui pourrait pousser à une certaine confrontation en Europe de l’Est».

Freddy Gray espère que «plus les gens diront à quel point l’Occident est hystérique [à propos de la Russie], le mieux cela sera». «C’est ce que nous essayons de faire à The Spectator», assure-t-il. 

Nous avons tellement peur des menaces que l'Est représente sur nos sociétés libres, que nous sommes face au risque de ne plus l’être

Evoquant les tentatives récentes de fermer les comptes bancaires de RT au Royaume-Uni, il estime que ce type d'événément représente «une grosse menace».

«Nous avons tellement peur des menaces que l'Est représente pour nos sociétés libres, que nous sommes face au danger de ne plus l’être... Je pense que votre chaîne diffuse de la propagande, c’est vrai. Mais nous vivons dans une société libre, et vous devez avoir la possibilité de le faire», estime Freddy Gray.

Le rédacteur en chef adjoint de The Spectator estime que la Russie et Vladimir Poutine sont en train de remporter la guerre de l’information et explique : « ll semble que sa propagande soit supérieure à la nôtre. Apparemment, nous sommes en train de perdre sur beaucoup de fronts». 

Il y a énormément de deux poids deux mesures dans les médias occidentaux

En réponse à la question concernant la différence de ton que les médias occidentaux utilisent pour couvrir les opérations à Mossoul, effectuées par la coalition dirigée par les Etats-Unis en Irak, et celles à Alep, effectuées par la Russie en Syrie, il affirme qu' «il y a énormément de deux poids deux mesures dans les médias occidentaux» et ajoute : «Je suis certain qu’il y en a dans les médias orientaux. Même sur une chaîne aussi honnête que RT.»

«Il y a du deux poids deux mesures sur le Yémen, aussi. Le gouvernement [britannique] ne parle pas à haute voix de ce qui s’y passe, parce que l’Arabie saoudite… est sans aucun doute un allié», explique le journaliste.

Mais pour lui, le problème est qu’en Occident on n'est «pas vraiment au courant de ce deux poids deux mesures». Et il faut faire quelque chose pour résoudre ce problème, Freddy Gray en est convaincu.

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Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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