Quand même le glamour part à l’attaque de RT France…

Ça avait été deux mois intenses. Le ton avait été donné par Libération : «Russia Today : Allo Paris, ici Moscou». Dans la foulée, le site de France Info expliqua que «la droite extrême a[vait] d'ailleurs ses tribunes sur le site.» Arrêt sur Images embraya avec trois enquêtes d’affilée (consultables ici, si vous disposez d’un euro superflu), tandis que le journaliste Nicolas Hénin alla plus loin en faisant de RT l’un des héros de son livre sur le «soft power» de Poutine. Et, alors que nous pensions que, l’été et les congés arrivant, les vertueux et zélés journalistes prendraient quelques vacances, un nouveau coup est arrivé de là où on ne l’attendait pas : voilà que le monde du glam nous tombe dessus.

Après sa recette du cheesecake au myrtilles, qu'on imagine bien sûr succulent, Grazia met en ligne une photo de Poutine (histoire de terroriser le lecteur), sobrement surmontée du titre : «Russia Today France : la voix de Poutine»...

Capture d'écran du site Grazia
Capture d'écran du site Grazia

Bref résumé de ce que nous avons pu apprendre sur nous-mêmes. Selon Grazia, nous sommes proches de la fachosphère, nous voulons embrouiller et diviser la société française, et nous sommes une équipe d’ados qui conviendrait mieux à une gazette étudiante. Extrémisme, machiavélisme et inexpérience, donc.

Nous tenterons de répondre de manière aussi concise. Nous efforçant de publier des nouvelles peu relayées par les médias mainstream, nous ne sommes proches ni de la «fachosphère» ni d’aucune autre «sphère». Nous interpellons et la droite et la gauche. Et, au regard de l’intérêt que l’on nous porte, il semble que nous soyons sur la bonne voie. Notre équipe est dotée de jeunes (mais pas seulement) et talentueux journalistes. Et, au vu des critiques dont nous sommes l'objet, il semble qu’ils visent juste. Nous ne voulons pas embrouiller les Français – à moins, bien sûr, de considérer qu’offrir des points de vue différents de celui de Libération ne revienne à semer la discorde dans la société.

Dans son acharnement gratuit, la journaliste de Grazia se permet aussi de propager d’iniques ragots au sujet de RT. Si la diffusion de données fantaisistes concernant les salaires au sein de notre société ne peut qu’étonner, raconter que nous étions aux Beaux-Arts avec les manifestants de Nuit Debout et que nous sommes responsables de dégradations et de vandalisme ne fait que montrer que tous les moyens sont bons pour discréditer, voire diffamer. Néanmoins, nous lui sommes reconnaissants de ne pas être allé jusqu’à nous attribuer la responsabilité des sinistres évènements de l’hôpital Necker ou des affrontements entre supporters à Marseille.

Mais n’oublions pas la mise en page – toujours ô combien importante – de cet article sur le site de Grazia. Immédiatement à la suite de ce papier sur RT France, les internautes ont l’opportunité de cliquer sur deux liens renvoyant vers des articles «de fond» sur Vladimir Poutine :

Capture d'écran du site Grazia
Capture d'écran du site Grazia


La grande machine de diabolisation tourne à plein régime. Après les critiques monocordes de la presse généraliste et l’entrée en jeu du journal glamour qu’est Grazia, devons-nous nous attendre à une attaque en règle de la presse sportive, à une pique dans un magazine de déco ou encore à une mise en garde du lecteur dans les journaux pour enfants ?

Irakly Gachechiladze, directeur de publication de RT France 

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