Poutine et Erdogan s'accordent sur une désescalade à Idleb et appellent à respecter un cessez-le-feu

Poutine et Erdogan s'accordent sur une désescalade à Idleb et appellent à respecter un cessez-le-feu© KHALIL ASHAWI Source: Reuters
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Des militaires turcs à Hazano, à proximité d'Idleb (image d'illustration).

La présidence turque a annoncé que Recep Tayyip Erdogan rencontrerait Vladimir Poutine le 5 mars en Russie pour évoquer le conflit syrien alors que les tensions ont repris de plus belle entre Ankara et Damas dans la province d'Idleb.

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  • Le cessez-le-feu à Idleb négocié entre la Russie et la Turquie entre en vigueur.

  • Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a espéré ce 5 mars que l'accord de cessez-le-feu conclu entre la Turquie et la Russie pour la province d'Idleb en Syrie «mènera à une cessation des hostilités immédiate et durable» au bénéfice de la population.

    Indiquant dans un communiqué «prendre note» de l'accord turco-russe, Antonio Guterres souligne que la population dans le nord-ouest de la Syrie «a déjà enduré une souffrance énorme». Il appelle aussi au retour à un processus politique pour mettre fin à la guerre en Syrie.

  • Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé que Moscou et Ankara patrouilleront ensemble sur l'autoroute M4, qui traverse le nord de la Syrie. Cette autoroute relie les villes de Lattaquié à l'ouest à Idleb au nord-est en passant près de la frontière avec la Turquie.

  • Après l'annonce du cessez-le-feu imminent, le président Erdogan a néanmoins prévenu que la Turquie ripostera «de toutes ses forces» à toute attaque des autorités syriennes.

  • Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé à l'issue d'entretiens à Moscou avec Vladimir Poutine l'entrée en vigueur ce 5 mars à minuit d'un cessez-le-feu dans la province syrienne d'Idleb. «Ce soir à partir de minuit (21h GMT) le cessez-le-feu entrera en vigueur», a-t-il déclaré. «Notre objectif est de ne pas exacerber la situation humanitaire dans la région», a-t-il ajouté.

  • La Turquie a rejeté les accusations de «chantage» proférées par plusieurs dirigeants européens qui lui reprochent d'ouvrir ses frontières aux réfugiés cherchant à gagner l'Europe. «Nous n'avons jamais considéré les réfugiés comme un moyen de chantage politique», a assuré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, lors d'une conférence de presse à Ankara.

  • L'Europe ne «cèdera pas au chantage» migratoire exercé par la Turquie et ses frontières resteront «fermées» aux migrants envoyés par ce pays, a assuré ce 4 mars le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

    «L'Union européenne ne cèdera pas à ce chantage [...] Les frontières de la Grèce et de l'Espace Schengen sont fermées et nous ferons en sorte qu'elles restent fermées, que les choses soient claires !», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale.

  • Selon le ministère turc de la Défense, deux soldats turcs ont été tués et six autres blessés lors d’une attaque de l’armée syrienne dans la province d’Idleb. Le ministère turc rapporte par ailleurs que l’armée turque a par la suite riposté en ciblant des positions de l’armée syrienne.

  • La Russie a fait savoir ce 3 mars que la Turquie tentait de déplacer 130 000 migrants vers la frontière grecque, selon l'agence de presse Interfax qui cite le ministère russe de la Défense. Selon le Centre pour la réconciliation des parties en Syrie, les deux tiers d'entre eux ne sont pas des Syriens mais des Afghans, des Irakiens et des ressortissants de pays africains.

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Au moins 33 soldats turcs ont été tués ce 27 février dans des frappes aériennes de l'armée syrienne dans la province d'Idleb selon l'agence de presse turque Anadolu qui cite, Rahmi Dogan, le gouverneur de la province de Hatay, une province turque limitrophe de la Syrie. Selon cette même source, plusieurs militaires ont par ailleurs été grièvement blessés et rapatriés pour être hospitalisés. Un précédent bilan faisait état de neuf soldats tués. Dans la foulée de cette première annonce, la présidence turque a annoncé que Recep Tayyip Erdogan avait convoqué un conseil de sécurité extraordinaire sur la Syrie, auquel ont participé notamment le ministre de la Défense, le chef de l'armée ainsi que le patron des services secrets. Il a également exhorté la communauté internationale à mettre en place une zone d'exclusion aérienne dans le nord-ouest de la Syrie.

Ces soldats turcs pris sous le feu de l'armée syrienne se trouvaient parmi des «unités combattantes de groupes terroristes», a affirmé ce 28 février le ministère russe de la Défense. «Des militaires turcs, se trouvant au sein d'unités combattantes de groupes terroristes, ont été pris sous le feu des soldats syriens» dans la province d'Idleb, a déclaré le ministère.

L'Otan convoque une réunion en urgence

Celui-ci affirme que la Turquie n'avait pas communiqué la présence de ses troupes dans la zone concernée et qu'elles «n'auraient pas dû s'y trouver». «Les forces aériennes de la Russie n'ont pas été utilisées dans cette zone», poursuit le communiqué.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a annoncé dans la foulée une réunion en urgence des ambassadeurs des 29 pays de l'Otan. Ce nouveau regain de tensions intervient alors que la situation sécuritaire est déjà délétère dans la province d'Idleb. Des combats meurtriers entre forces du gouvernement syrien et soldats turcs ont lieu depuis début février, où Ankara est accusée de soutenir les groupes djihadistes et a renforcé ses positions militaires.

En face, Damas clame sa volonté de poursuivre sa progression pour reprendre la dernière région qui échappe à son contrôle et où elle a lancé une offensive avec l'aide des raids aériens de son allié russe. La Syrie a en outre accusé le président turc d'être «déconnecté de la réalité». «Le chef du régime turc fait des déclarations vides, creuses et ignobles ne pouvant provenir que d'une personne déconnectée de la réalité», avait notamment déploré une source au sein du ministère syrien des Affaires étrangères citée par l'agence Sana. 

Ce même 27 février, le ministère russe de la Défense a accusé la Turquie d'appuyer militairement des «groupes armés illégaux» et ainsi estimé qu'Ankara violait les accords de Sotchi.

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