Poutine n’exclut pas que des pays d'Europe orientale quittent l’UE à terme

Poutine n’exclut pas que des pays d'Europe orientale quittent l’UE à terme© Sergei Guneev Source: Sputnik
28 janvier 2014. Le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue du sommet Russie-Union européenne à Bruxelles.

Le président russe a déclaré que d’ici 2028, certains pays d'Europe orientale pourraient suivre l’exemple de la Grande-Bretagne et quitter l’Union européenne. Avant d'assurer que «l'existence de l’UE était dans l’intérêt de la Russie».

Lors du forum d'investissement «Russia Calling!» à Moscou, Vladimir Poutine n’a pas exclu que des pays d'Europe de l'Est puissent à long terme décider de sortir de l'Union européenne. 

Pour le chef de l’Etat russe, c'est le système fiscal de l'Europe et la répartition du budget qui serait susceptible de pousser certains Etats membres vers la sortie. Amateur de métaphores, Vladimir Poutine a déclaré qu’une grande partie des impôts des pays avancés servait à «tenir le pantalon» des voisins européens «qui n’ont pas encore atteint un certain niveau du développement économique». En revanche, selon le président russe, cette situation risque de ne pas durer longtemps. 

«Ainsi autour de l’année 2028, certains pays d'Europe orientale vont atteindre un tel niveau de développement économique qu’ils ne seront plus destinataires de subventions et de différents types d’aides allouées du budget européen. Ils seront obligés de payer eux-mêmes, comme le faisait et continue à le faire encore aujourd’hui la Grande-Bretagne», a déclaré le président russe.

Souvent accusé de chercher la désintégration de l'Union européenne, Vladimir Poutine a ajouté que la Russie avait besoin d'une Europe forte. Il a particulièrement souligné que «l'existence de l’Union européenne est dans l’intérêt de la Russie». «Nous voulons avoir affaire à un partenaire prévisible et compréhensible», a-t-il précisé.

«Nous observons avec inquiétude ce qui se passe là-bas : une grande partie de nos réserves de change sont des avoirs en euros. Malgré la baisse des échanges commerciaux après diverses décisions dans le cadre des sanctions (ils ont baissé de 450 à environ 300 milliards) il y a malgré tout une reprise et l’Union européenne est notre premier partenaire commercial et économique. Voilà pourquoi nous sommes intéressés à son maintien et à son fonctionnement efficace. Mais bien sûr, nous analysons ce qui se passe et se passera», a conclu le président russe.

Lire aussi: Poutine à Rome : l'Italie, toujours un pied dans l'UE mais la tête déjà en Russie et en Chine

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