Alger : des policiers scandent des slogans et tirent en l'air à la manifestation du 15 mars (VIDEO)

Alger : des policiers scandent des slogans et tirent en l'air à la manifestation du 15 mars (VIDEO)© Zohra Bensemra Source: Reuters
Des policiers manifestent et scandent des slogans à la fin de la manifestation contre le pouvoir algérien, le 15 mars 2019, à Alger.

A Alger, lors de la manifestation contre le pouvoir, des dizaines de policiers ont scandé des slogans de solidarité avec les manifestants, bravant joyeusement leur devoir de réserve.

De quoi faire rêver les Gilets jaunes qui s'estiment réprimés par la police en France ? En Algérie, après la manifestation du 15 mars à Alger, de nombreux policiers, bravant leur devoir de réserve, ont scandé des slogans et tiré en l'air en signe de solidarité avec la population qui proteste massivement depuis plusieurs semaines contre le pouvoir en place.

Dans cette vidéo postée par le site Maghreb Emergent, on peut voir des dizaines d'URS (Unités républicaines de sécurité), l'équivalent des CRS français, en uniforme, armes et matraques à la main, défiler à la fin de la manifestation algéroise et scander : «l'armée, le peuple, frères, frères», célèbre slogan, fréquemment martelé par les manifestants pour appeler toutes les forces de l'ordre à fraterniser avec eux. On peut également entendre des youyous poussés par des femmes depuis les balcons alentours.

Dans cette autre séquence capturée par la chaîne El Djazairia One, on peut voir deux cortèges de policiers arriver face-à-face dans une rue et reprendre tous en chœur le fameux slogan : «One two three, viva l'Algérie», affichant de grands sourires et se tombant dans les bras les uns des autres. Un policier tire même en l'air pour exprimer sa joie.

Une autre vidéo montrait un peu plus tôt les manifestants formant une haie d'honneur et applaudissant les policiers en leur chantant : «enlève ta casquette et viens avec nous».

Les manifestations du 15 mars en Algérie marquaient le 4e vendredi d'affilé de protestations de centaines de milliers d'Algériens contre le pouvoir en place. Face à la pression pacifique de la rue, Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un cinquième mandat et reporté sine die les élections. Pour autant, sa proposition d'une transition pilotée par le camp présidentiel pour sortir de la crise politique n'a pas calmé les esprits.

Meriem Laribi

Lire aussi :L'ancien Premier ministre algérien Ali Benflis à RT France : «Je suis très optimiste» (ENTRETIEN)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»