L'ancien Premier ministre algérien Ali Benflis à RT France : «Je suis très optimiste» (ENTRETIEN)

L'ancien Premier ministre algérien Ali Benflis à RT France : «Je suis très optimiste» (ENTRETIEN)© Ryad Kramdi Source: AFP
Ali Benflis, ancien Premier ministre algérien, à Alger, le 20 février 2019 (image d'illustration).

RT France a interviewé l'ancien Premier ministre algérien Ali Benflis. Au pouvoir lors du premier mandat d'Abdelaziz Bouteflika entre 2000 et 2003, l'homme dresse aujourd'hui un bilan très négatif des 20 années de règne du président contesté.

L'ancien Premier ministre algérien, Ali Benflis, au pouvoir entre 2000 et 2003 lors du premier mandat du président Abdelaziz Bouteflika, a répondu ce 13 mars aux questions de RT France concernant la situation en Algérie. Se disant très optimiste, il écarte toute radicalisation violente du mouvement de contestation actuel, qui se caractérise notamment par un grand pacifisme.

Pour Ali Benflis, les soutiens du président Bouteflika sont en train de le lâcher : «La maison du pouvoir politique est en train de se fissurer», image-t-il, détaillant les différents organes habituellement fidèles au président qui seraint actuellement en train de quitter le navire.

L'ancien Premier ministre de Bouteflika n'est pas tendre avec ce dernier et dresse un constat négatif de sa présidence. «Le président Bouteflika a eu 20 ans, il avait une autoroute devant lui et 1 000 ou 1 200 milliards de dollars. Après 20 ans, il n'y a pas de vraie démocratie», regrette encore Ali Benflis.

Il n'y a pas de vrai multipartisme parce qu'on n'a pas laissé les partis agir

Détaillant son propos, il liste les défaillances qui, selon lui, prévalent aujourd’hui en Algérie : «Il n'y a pas de vrai multipartisme parce qu'on n'a pas laissé les partis agir [...] il y a eu un muselage de la vie politique [...] le pouvoir a le monopole de l'information publique, les élections sont toutes truquées...» Pour l'ancien Premier ministre, qui était présent dans les rues d'Alger lors de la manifestation du 1er mars notamment, au lieu d'avancer, le pays a ainsi reculé sous Bouteflika.

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