L'un des deux Britanniques contaminés par un agent innervant a repris conscience

L'un des deux Britanniques contaminés par un agent innervant a repris conscience© Daniel Leal-Olivas Source: AFP
Des membres des services d'urgence en combinaison de protection couvrent des ambulances avec des bâches à l'hôpital de Salisbury après l'empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, le 10 mars 2018 (Image d'illustration)
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Hospitalisé dans un état critique depuis dix jours après avoir été exposé à un agent innervant, le Britannique Charlie Rowley a repris conscience, selon l’hôpital de Salisbury, alors que l'enquête suit son cours.

«Nous avons constaté une amélioration légère mais significative de l'état de Charlie Rowley. Il est dans un état critique mais stable et est désormais conscient», a annoncé ce 10 juillet,  l'hôpital de Salisbury dans un communiqué. «Bien que ce soit une bonne nouvelle, nous ne sommes pas encore tirés d'affaire. Charlie [Rowley] est encore très malade et a besoin de soins spécialisés 24 heures sur 24 ici à l'hôpital de Salisbury», précisé par ailleurs le communiqué.

Charlie Rowley, 45 ans, et sa compagne Daw Sturgess, également empoisonnée et décédée le 8 juillet, ont été retrouvés inconscients le 30 juin dans une habitation de Muggleton Road, à Amesbury, tout près de Salisbury, cette ville où l'ancien agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été empoisonnés en mars dernier.

La police britannique a d'abord évoqué un incident lié à la drogue, avant que le chef de l'antiterrorisme britannique annonce, le 4 juillet, que le couple avait été exposé à un agent innervant de type novitchok.

Elle tente toujours de déterminer où et comment les deux nouvelles victimes ont été empoisonnées alors que plusieurs sites avaient été décontaminés après l'affaire Skripal. 

Ce drame a ravivé les tensions entre Londres et Moscou, plusieurs mois après l’affaire Skripal. Comme dans cette dernière, le gouvernement britannique a accusé Moscou d'être responsable de la mort de Daw Sturgess. L'idée que la Russie soit associée d'une quelconque manière à cet empoisonnement «est dans tous les cas assez absurde», avait néanmoins estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Lire aussi : La femme contaminée par un agent innervant à Amesbury est décédée, selon la police britannique

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