JO 2018 : des manifestants déchirent des portraits de Kim Jong-un et défient la police (IMAGES)

JO 2018 : des manifestants déchirent des portraits de Kim Jong-un et défient la police (IMAGES)© Edgar Su Source: Reuters
Des échauffourées ont eu lieu entre manifestants anti-Corée du Nord et forces de l'ordre, à Pyeongchang

800 manifestants sud-coréens, protestant contre Kim Jong-un et la présence des Nord-Coréens aux JO, se sont fait entendre à Pyeongchang. Ils ont affronté les forces de l'ordre, quelques heures avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.

Le 9 février, des manifestants opposés à la présence de Nord-Coréens aux Jeux olympiques (JO) d'hiver de Pyeongchang, ont échangé des coups avec la police anti-émeute dans la ville et ont mis en lambeaux des portraits du chef de l'Etat nord-coréen, Kim Jong-un, quelques heures avant la cérémonie d'ouverture des Jeux.


Selon les estimations de Reuters, environ 800 activistes, certains portant des drapeaux sud-coréens, américains et israéliens, s'étaient rassemblés près du stade olympique de Pyeongchang. 

JO 2018 : des manifestants déchirent des portraits de Kim Jong-un et défient la police (IMAGES)© Edgar Su Source: Reuters
Le portrait déchiré de Kim Jong-un

Monsieur le président, bombardez la Corée du Nord, s'il vous plaît

D'après l'agence, une banderole brandie par les manifestants aurait été également adressée au dirigeant américain Donald Trump : «Monsieur le président, bombardez la Corée du Nord, s'il vous plaît.»

JO 2018 : des manifestants déchirent des portraits de Kim Jong-un et défient la police (IMAGES)© Edgar Su Source: Reuters
Près de 800 manifestants selon Reuters ont protesté avec des drapeaux sud-coréens et américains

Beaucoup d'activistes ont été vus tenant des affiches se référant au leader nord-coréen affublé du sobriqué que lui avait attribué Donald Trump sur Twitter : «Mad little rocket man [le petit homme-fusée fou]».

JO 2018 : des manifestants déchirent des portraits de Kim Jong-un et défient la police (IMAGES)© Edgar Su Source: Reuters
Le chef d'Etat nord-coréen a été houspillé par la foule

Les manifestants ont également brandi des bannières affirmant que «le régime de la Lune condui[sait] la Corée à la destruction», se référant au président sud-coréen Moon (qui veut dire Lune en anglais) Jae-in. Le 9 février, Moon Jae-in a rencontré Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la Corée du Nord, dans un souci d'apaisement des tensions entre les deux Etats au jour de l'ouverture des XXIIIe Jeux olympiques d'hiver.

Le président sud-coréen a déclaré dans la journée du 9 février qu'il considérait les Jeux comme une occasion de resserrer les liens entre les deux Etats. «Le fait que nous soyons ici ensemble marque un début précieux pour une première étape vers la paix», a-t-il fait savoir.

Le 6 février, des musiciens nord-coréens avaient été accueillis au port sud-coréen de Mukho par plusieurs centaines de manifestants, selon l'AFP. Ceux-ci, agitant des drapeaux sud-coréens, hurlaient dans des haut-parleurs : «Nous sommes opposés aux Jeux de Pyongyang», jeu de mots formulé à partir du nom de la capitale de Corée du Nord et devenu l'un des slogans préférés des manifestants.

Plus tôt en février, des manifestants s'étaient rassemblés à Incheon, près de Séoul, alors que l'équipe de hockey féminine coréenne unifiée jouait son premier match d'échauffement avant les Jeux de Pyeongchang.

Ces protestations surviennent alors que s'opère un relatif dégel diplomatique entre les deux Corées qui, en janvier, avaient convenu de la participation des athlètes nord-coréens aux épreuves olympiques.

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