Les armes nucléaires russes peuvent infliger des «dommages inestimables» à n’importe quel ennemi

Les armes nucléaires russes peuvent infliger des «dommages inestimables» à n’importe quel ennemi© Ramil Sitdikov Source: Sputnik
Un missile balistique intercontinental russe YARS

Le chef d’état-major russe a expliqué que les armes nucléaires stratégiques russes étaient capables de frapper tout agresseur, y compris les Etats qui possèdent des moyens de défense antimissile, avec un effet destructeur maximal.

«Nos forces stratégiques nucléaires terrestres, aériennes et maritimes sont équipées d’armements modernes à 74%», a déclaré le chef d’état-major russe Valéri Guerassimov le 7 novembre, au sein du ministère russe de la Défense, à Moscou.

«Aujourd’hui, les forces stratégiques nucléaires sont capables d'infliger à coup sûr des dommages inestimables à n’importe quel agresseur, y compris les possesseurs de moyens de défense antimissile», a fait valoir le général. Il a également révélé que la faculté des missiles russes à franchir les systèmes de défense antiaérienne avait augmenté de 30% depuis 2012.

Le général a ajouté que la Russie travaillait à la modernisation de son arsenal nucléaire en accord avec ses engagements internationaux en matière de non-prolifération. Cette modernisation a permis la croissance des capacités nucléaires russes «dans les conditions des limitations imposées par les traités internationaux dans le domaine du contrôle des armements», d’après le haut gradé russe.

Moscou continue également de renforcer ses capacités défensives contre d'éventuelles attaques nucléaires visant le territoire russe. Valéri Guerassimov a fait savoir que parmi les 55 satellites militaires lancés par la Russie ces cinq dernières années, certains étaient destinés à améliorer la détection des lancements de missiles depuis l’Amérique du Nord. «La poursuite de ce programme permettra la surveillance constante des sites de lancement de missiles balistiques à travers le monde», a expliqué le militaire.

Dans le même temps, Moscou continue de faire construire des stations radar à longue portée, afin de surveiller l’espace aérien du voisinage de la Russie. Le réseau de ces stations est capable de détecter les déploiements aériens d'importance et les lancements de missiles, y compris de missiles supersoniques, jusqu’à 1 000 kilomètres des frontières russes, d’après Valéri Guerassimov.

En 2002, les Etats-Unis de George W. Bush se sont retirés du traité ABM, un accord clé de l’époque de la guerre froide conclu avec Moscou qui impose la limitation des armes stratégiques défensives. Les autorités américaines affirmaient à l’époque que cette sortie était nécessaire pour protéger les Etats-Unis et leurs alliés des «Etats voyous», qui développaient d'après elles des technologies balistiques, à savoir l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord.

Moscou perçoit l’abolition de ce traité et la volonté américaine de déployer des éléments de défense antimissile partout dans le monde, y compris en Europe de l’Est et en Corée du sud, comme une menace à sa sécurité et à ses capacités de défense.  

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