Michel Sapin : les sanctions n’ont qu’un effet «réduit» sur la coopération franco-russe

Michel Sapin : les sanctions n’ont qu’un effet «réduit» sur la coopération franco-russe
Michel Sapin lors de sa visite à Moscou

En visite dans la capitale russe, Michel Sapin, ministre français de l’Economie et des Finances, a affirmé la volonté de son pays de coopérer avec la Russie malgré les sanctions qui ne touchent pour lui qu’une partie des économies des pays.

«Je suis là pour parler de la France et de ses qualités et pour parler de la France et de la Russie», a expliqué aux journalistes russes le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel Sapin. En faisant visiblement suite à la visite de l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron qui avait inauguré à Moscou en janvier dernier le French Tech Hub, une pépinière de start-up françaises, l’actuel ministre a fait référence à «un autre visage un peu plus jeune mais pas forcément plus souriant».  

Son premier objectif «très français» est de décrire les transformations que traverse l’économie française depuis quelques années, son attractivité et sa compétitivité. Le ministre portait un message simple : malgré «les différences d’appréciation» qui peuvent être fortes sur certains sujets internationaux, dans le domaine économique, le dialogue a toujours présent et a toujours permis de continuer à avancer.

«Nos entreprises ont dû certainement faire face à des difficultés sur le territoire russe mais qui sont celles que les entreprises russes pouvaient rencontrer», a souligné le ministre. Cependant, en évoquant sa rencontre avec la présidente de la Banque centrale russe, Elvira Nabioulina, il s’est dit confiant pour l’avenir de l’économie russe : «Quand j’entends de la part de la gouverneure de la Banque centrale russe que la croissance repartira l’année prochaine, c’est une bonne nouvelle pour les entreprises françaises qui travaillent en Russie», s’est-il félicité, tout en mentionnant que la France était également ouverte aux investissements russes.

S'agissant des sanctions européennes, Michel Sapin a affirmé que ce n’était pas un but en soi pour la France : «C’est aujourd’hui un outil, une traduction de volonté d’évolution politique des choses mais ce n’est pas un objectif». Il a souligné que plus rapidement ces sanctions seraient levées mieux ce sera pour tout le monde car les problèmes politiques eux-même pourront trouver des solutions. Pour le ministre, les sanctions ont une portée assez limitée sur l’économie : «Elles couvrent des domaines relativement réduits par rapport aux capacités de développements de nos économies», a indiqué Michel Sapin.

Il estime que rien n’a changé en Russie pour la plupart des entreprises françaises. Elles travaillent dans des secteurs où «rien n’a changé». Concernant les difficultés de financement qu’éprouvent plusieurs entreprises françaises en Russie depuis l’imposition des sanctions, Michel Sapin a reconnu qu’il pouvait y avoir des problèmes de financement à travers le réseau bancaire mais «quand il y en a nous cherchons à les résoudre, il n’y a aucune raison qu’il y ait des difficultés de cette nature», a-t-il conclu. 

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