Mali : un chef militaire de l'ex-rébellion touareg tué par l'explosion d'une mine

La ville de Kidal, dans le nord du Mali. (Photographie d'illustration)© STRINGER Source: AFP
La ville de Kidal, dans le nord du Mali. (Photographie d'illustration)

Le Cheikh Ag Aoussa, numéro deux du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad, une composante de l'ex-rébellion armée contre les autorités maliennes, a trouvé la mort dans l'explosion de sa voiture. La piste de l'assassinat n'est pas exclue.

Alors qu'il quittait le bureau de la Mission de l'ONU dans le nord du Mali (Minusma) à Kidal, où il assistait à une réunion, le Cheikh Ag Aoussa «a été tué accidentellement. Sa voiture a sauté sur une mine et il est mort sur le coup», rapporte une source militaire africaine au sein de la Minusma citée par l'agence AFP. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, l'ex-rébellion du nord du Mali), qui contrôle actuellement Kidal, a confirmé les faits et a réclamé «une enquête indépendante», invoquant la thèse «de l'attentat et de la voiture piégée».

Le Cheikh Ag Aoussa était le numéro deux du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), l'un des mouvements ayant combattu les autorités dans le nord du Mali. Lorsqu'a éclaté la rébellion en 2012, ce Touareg faisait partie du groupe djihadiste Ansar Dine. Au terme de l'intervention française en janvier 2013, il a quitté cet organisme pour le Mouvement islamique de l'Azawad, rebaptisé HCUA en mai 2014.

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Si le CMA a conclu un accord de paix au printemps 2015 avec les autorités maliennes, des affrontements entre les rebelles et le Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) ont ensanglanté la ville de Kidal, en juillet, août et septembre 2016, faisant craindre que la pacification du pays ne subisse un sérieux coup d'arrêt.

Dans un rapport publié le 4 octobre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait affirmé que «les attaques contre les forces françaises et maliennes et la Minusma [avaient] augmenté, et deven[aient] de plus en plus sophistiquées et complexes».

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