La chaîne libanaise Al Manar privée du droit d'émettre sur le satellite Arabsat

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Proche du Hezbollah, la chaîne dont la ligne politique est sans ambiguïté notamment sur le dossier syrien a irrité l'Arabie saoudite, principal contributeur financier du groupe satellitaire Arabsat.

Chaîne d'information particulièrement suivie au Liban et dans d'autres pays de la région, Al Manar n'est désormais plus disponible sur le satellite Arabsat qui couvre l'ensemble du monde arabe. Le motif de cette décision n'a pour l'heure pas été officiellement révélé, mais pour le directeur général de la chaîne libanaise, Ibrahim Farhat, la raison est purement politique.

Une grille de lecture qui pourrait s'avérer crédible, la chaîne étant majoritairement détenue par le Hezbollah, organisation armée chiite qui soutient sur le front syrien, l'armée de Bachar el-Assad mais également les rebelles Houthis, ennemis des Saoudiens au Yémen. L'Arabie saoudite, premier bailleur de fonds de l'organisme panarabe en charge de la gestion du satellite, ne verrait effectivement pas d'un bon œil la diffusion de cette chaîne. «La cause est due à l'échec de la politique de l'Arabie saoudite, de la Syrie jusqu'au Yemen», a-t-il affirmé lors d'une interview en direct sur Al- Manar TV qui se veut être l'un des porte-paroles de la cause palestinienne. Son siège a d'ailleurs été l'une des premières cibles de l’armée israélienne lors du conflit israélo-libanais de 2006.

Cet incident qui prend une tournure politique n'est pas sans rappeler le litige précédent entre les deux entités. En avril dernier, les autorités saoudiennes avaient fait part de leur mécontentement au sujet d'un talk-show dans lequel un invité s'était lancé dans une violente diatribe contre la famille royale saoudienne.

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