«Provocation délétère», «imposture» : le partenariat d'Assa Traoré avec Louboutin fait polémique

«Provocation délétère», «imposture» : le partenariat d'Assa Traoré avec Louboutin fait polémique© Stefan WERMUTH Source: Reuters
Une chaussure Louboutin dans le Design Museum de Londres, le 30 avril 2012 (image d'illustration)
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La campagne «pour l’égalité et la justice pour tous», censée financer la lutte antiraciste en associant la militante et le chausseur de luxe, fait l'objet de vives réactions. Certains crient à l'«hypocrisie», d'autres au «mépris de classe».

Le partenariat d'Assa Traoré avec le célèbre chausseur français Louboutin fait l'objet de critiques provenant d'un certain nombre de personnalités dénonçant entre autres «l'hypocrisie», selon eux, de la militante antiraciste. Cette collaboration entre la sœur d'Adama et Bagui Traoré et la marque de luxe a pour objectif de financer des associations «luttant contre les violences policières, le racisme, la discrimination», comme le soulignent d'ailleurs les partisans d'Assa Traoré.

Dans un communiqué de presse publié dans la soirée du 17 juin, Louboutin a cependant précisé qu'il ne considérait pas Assa Traoré comme l'«égérie» de la marque. «Avec tout le respect porté à ces personnes, nous n’avons considéré aucune d’elles comme étant une "égérie". La campagne Walk a Mile in My Shoes n’a d’autres visages que ceux de ses trois créateurs», a expliqué le célèbre chausseur.

«Le business BLM» ?

Le magistrat Philippe Bilger a dénoncé un «partenariat honteux». «Quand on préfère une provocation délétère et un combat plus que douteux à la normalité et à la paix républicaines !», a-t-il déploré. 

«Si vous avez le sentiment qu'Assa Traoré est un tout petit peu hypocrite à lever le poing tout en exhibant ses pompes de luxe, alors lisez Benjamin Sire», a déclaré l'essayiste Raphaël Enthoven, en partageant un article du FigaroVox dénonçant «le juteux business de la lutte contre les discriminations».

«Quand Assa Traoré foule la vérité des faits, c’est désormais avec des Louboutin aux pieds», a ironisé l'essayiste et critique littéraire Eric Naulleau.

«La fameuse "violence du système capitaliste" hein ! [...] Le business BLM bientôt en bourse !», s'est moquée la chroniqueuse Zohra Bitan.

Le journaliste politique Lucas Jakubowicz a estimé que s'il est «impossible d'en vouloir à Assa Traoré de prendre la lumière», ce partenariat est «ridicule et malvenu» de la part de Louboutin. «Adama Traoré n'est pas un George Floyd bis», conclut-il.

«Imagine-t-on Angela Davis en Louboutin ?», s'est quant à lui demandé le journaliste Nicolas Bazin, en faisant référence à la militante américaine communiste défendant les droits des minorités.

L'ancien député européen et président des Patriotes Florian Philippot a déclaré que «le racisme systémique s’arrête là où commence une paire de Louboutin». «L’imposture joliment démasquée !», s'est-il félicité.

Le haut fonctionnaire ex-membre du Rassemblement national (RN) Jean Messiha s'est exprimé sur la situation avec ces mots : «Les people et les racailles. Le chausseur des milliardaires Louboutin s'associe dans un partenariat avec l'indigéniste anti-flics et anti-française Assa Traoré. Il ne manque plus que Macron pour donner sa bénédiction à l'union de ces félons.»

«Antiracisme et lutte contre les inégalités : quel honteux cinéma pour une si noble cause ! Assa Traoré, partenaire de la marque, lève un poing parodique et se chausse chic en Louboutin. Quel coup de pompe méprisant pour tous les pauvres !», s'est exclamé le député européen RN Gilbert Collard.

Du «mépris de classe», selon ses partisans

La militante Rokhaya Diallo a en revanche défendu Assa Traoré, en affirmant que les attaques à son encontre étaient du «mépris de classe». «Pour beaucoup il est insupportable qu’une femme des quartiers populaires soit associée au luxe», a-t-elle analysé, avant de conclure : «Force à Assa qui a l’audace de militer sans adopter une posture misérabiliste.»

Pour le journaliste Anthony Vincent, «ce que révèle cette polémique Louboutin, c’est la difficulté à comprendre que le racisme concerne toutes les classes sociales, puisqu’il s’agit d’une violence systémique».

La journaliste Aude Lancelin a pour sa part dénoncé une «calomnie inlassable» et estimé que «l'honnêteté minimale» imposait de souligner que 100% des fonds iraient à la lutte contre les violences policières et le racisme.

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