Une députée LFI poussée au sol par un policier lors d'une manifestation d'agriculteurs (VIDEOS)

Une députée LFI poussée au sol par un policier lors d'une manifestation d'agriculteurs (VIDEOS)© Alain JOCARD Source: AFP
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Bénédicte Taurine à l'Assemblée nationale, le 31 janvier 2018 (image d'illustration).
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De nombreux députés LFI ont réagi sur les réseaux sociaux après que leur collègue Bénédicte Taurine a été vigoureusement poussée au sol par un membre des forces de l'ordre lors d'une manifestation d'agriculteurs contre la politique agricole commune.

Le 27 mai, la députée de la France insoumise (LFI) Bénédicte Taurine est tombée au sol après avoir été vigoureusement poussée par un membre des forces de l'ordre lors d'une manifestation d'agriculteurs contre la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne qui se tenait devant les locaux de la direction générale de Pôle Emploi, à Paris. De nombreux députés LFI ont réagi à l'incident sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué, le parti a également demandé au gouvernement via un communiqué «une condamnation claire de cet acte et des poursuites vis-à-vis de ce fonctionnaire de police».

La députée de l'Ariège a publié une vidéo des faits sur son compte Twitter, en se disant «sous le choc». «J'échangeais simplement avec des agriculteurs mobilisés [...] J'ai été poussée lors d'une charge de la police puis j'ai reçu des coups», a-t-elle précisé. 

Une enquête a été ouverte pour «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique», selon le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), aura pour but «notamment de déterminer avec exactitude les circonstances des faits au regard du contexte général de l'intervention des forces de l'ordre», a souligné le parquet.

Vives réactions à gauche

La séquence filmée a provoqué de nombreuses réactions d'indignation à gauche.

«Délibérément, un policier pousse à terre la député insoumise Bénédicte Taurine. Il va sûrement demander des dommages et intérêts parce qu'elle a crié trop fort !», a par exemple ironisé le président du groupe LFI à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon. 

Le député LFI de la Somme François Ruffin a de son côté commenté la situation en ces termes : «Y a les bonnes manifs : avec présence et câlins du ministre de l'Intérieur. Et les mauvaises manifs, pas de la bonne couleur, interdites par le même, avec le câlin des matraques, même pour ma collègue députée Bénédicte Taurine».

Adrien Quatennens a lui aussi fait référence à la manifestation des policiers du 19 mai en affirmant : «Il y en a qui disent que "le problème de la police, c’est la justice" [...] qui espèrent qu’une manifestation fasse tomber "les digues de la loi et de la Constitution" [et] pour qui une élue en écharpe tricolore ne représente rien». 

«En France, quand [Jean-Luc Mélenchon] parle un peu fort contre un policier qui lui refuse l’accès auquel il a droit à son local, il y a un procès et ça fait le générique d’une émission quotidienne. Et quand un policier pousse délibérément une parlementaire au sol, que se passe-t-il ?», s'est également interrogé le député du Nord.

Son collègue député de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel a commenté une «incroyable image». «Que des militants pacifistes soient frappés est déjà un scandale mais quand un policier en rajoute ainsi sur une députée c’est un geste politique clair», a-t-il estimé, en demandant au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin «une condamnation ferme de cet homme».

Eric Coquerel a par la suite relayé un communiqué de la France insoumise, dans lequel le parti évoque un rassemblement «réprimé avec une violence totalement disproportionnée» et «un geste extrêmement violent et dangereux ciblant Bénédicte Taurine». Le parti de gauche y demande au gouvernement «une condamnation claire de cet acte et des poursuites vis-à-vis de ce fonctionnaire de police».

La députée du Val-de-Marne Mathilde Panot a quant à elle exigé la démission du préfet de police, estimant que «nous atteignons un point de non retour».

«Une députée jetée au sol sans aucune raison. Des manifestants pacifiques violentés alors qu’ils ne demandent qu’un rendez-vous. Voilà la France sous Macron», a estimé le député européen Manuel Bompard, qui était présent lors du rassemblement.

Le début de la manifestation s'était déroulé dans le calme mais en début d'après-midi des échauffourées ont éclaté entre des manifestants et les forces de l'ordre venues les déloger. Une trentaine de militants avaient investi le hall d'entrée du bâtiment de Pôle Emploi pour réclamer un entretien avec la direction, afin de «négocier un rendez-vous avec Emmanuel Macron».

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