«Jusqu'au retrait» : nouvelle journée de mobilisation en France contre la réforme des retraites

Toujours soutenue majoritairement par l'opinion publique, la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit ce 16 janvier dans tout le pays. Des milliers de personnes étaient déjà dans les rues en fin de matinée.

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«On ira jusqu'au retrait» : tel est le slogan répété sous forme de mantra par les manifestants mobilisés une nouvelle fois contre la réforme des retraites ce 16 janvier. Leurs rangs ont été rejoints ces dernières semaines par les avocats, les enseignants, le personnel médical et plus récemment les dockers qui sont entrés dans la danse avec une opération «ports morts» dans les sept grands ports maritimes français. 

Après six semaines de conflit social et de grève nationale, les syndicats opposés à la réforme des retraites, réunis dans l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et trois organisations de jeunesse, appellent à «une journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations». Des cortèges défilent déjà dans toute la France depuis la fin de matinée ce 16 janvier. A Paris, la manifestation se tiendra l'après-midi entre Montparnasse et place d'Italie. A Marseille, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées sur le Vieux-Port, d'où la manifestation a démarré peu avant midi. «Aucune négociation, retrait du projet Macron», demande une banderole de la FSU. A Toulouse, les chiffres oscillaient déjà entre 7 300 selon la préfecture et 80 000 selon la CGT. A Saint-Nazaire dans la matinée, 4 000 personnes ont défilé selon la CGT, 1 500 selon la police, dont beaucoup de militants CGT et de Gilets jaunes, a constaté l'AFP. 

Dans les transports publics, fer de lance d'une mobilisation qui aurait coûté plus d'un milliard d'euros à la SNCF et la RATP, selon Matignon, le service reprend peu à peu. Si le coût de la grève a contribué à faire baisser les chiffres des récentes mobilisations, elle reste néanmoins majoritairement soutenue par l'opinion publique, selon des sondages.

L'exécutif, qui a répondu à la demande des syndicats CFDT, Unsa et CFTC en acceptant de supprimer provisoirement l'instauration progressive, dès 2022, d'un âge pivot assorti d'un bonus-malus, n'a pas convaincu les autres syndicats qui estiment que le compromis proposé est un «leurre».

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