Procès du commando djihadiste de Notre-Dame : jusqu'à 30 ans de réclusion pour les accusées

Procès du commando djihadiste de Notre-Dame : jusqu'à 30 ans de réclusion pour les accusées© Benoit PEYRUCQ Source: AFP
Un croquis du procès. De gauche à droite : Ines Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet, le 23 septembre 2019.

Les djihadistes Ornella Gilligmann et Inès Madani, qui avaient tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame en septembre 2016, ont été condamnées ce 14 octobre par la cour d'assises de Paris à 25 ans et 30 ans de réclusion criminelle.

Trois ans après l'attentat raté aux bonbonnes de gaz non loin de Notre-Dame de Paris, dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, le procès de ses auteurs présumés s'était ouvert devant une cour d'assise spéciale de la capitale le 23 septembre. Parmi les accusés, figuraient cinq femmes âgées de 22 à 42 ans : Inès Madani, 22 ans, Sarah Hervouët, 26 ans, Ornella Gilligmann, 32 ans, Samia Chalel, 26 ans et Amel Sakaou, 42 ans et qui a refusé de comparaître.

La cour d'assises de Paris a condamné Ornella Gilligmann à 25 ans de prison et Inès Madani à 30 ans. Sarah Hervouët et Amel Sakaou ont été toutes deux condamnées à 20 ans de détention et Samia Chalel à cinq ans de prison dont un avers suris. 

Inès Madani et Ornella Gilligmann voulaient faire «un carnage» près de Notre-Dame de Paris, selon l'expression des magistrats instructeurs. Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, elles avaient garé une voiture remplie de bonbonnes de gaz au milieu d'une rue, devant des restaurants, et ont tenté de l'incendier. Seul un mauvais choix de carburant avait permis d'éviter une explosion meurtrière.

Sarah Hervouët avait rejoint Inès Madani après l'échec de l'attentat dans l'appartement d'une quatrième femme, Amel Sakaou, à Boussy-Saint-Antoine dans l'Essonne. Le 8 septembre, Sarah Hervouët, traquée par la police, avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI. 

Parmi les autres accusés figurait Rachid Kassim, propagandiste du groupe terroriste Etat islamique et inspirateur des accusées. Ce dernier, bien que probablement mort en Irak, était jugé par défaut. Il avait déjà inspiré l'assassinat d'un policier et de sa femme à Magnanville (Yvelines) en juin 2016, puis, en juillet, celui d'un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Il a été condamné par défaut à la perpétuité.

Lire aussi : Des messages djihadistes laissés sur les téléphones des commissariats d'Ile-de-France

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