«On raconte de la m*rde sur vous» : des youtubeurs accusent LCI d'avoir détourné leur documentaire

«On raconte de la m*rde sur vous» : des youtubeurs accusent LCI d'avoir détourné leur documentaire © Capture d'écran YouTube/Mamytwink
Le documentaire de Mamytwink sur Tchernobyl a été visionné plus d'1,5 million de fois sur YouTube en moins d'un mois.

Deux youtubeurs de la chaîne Mamytwink accusent LCI d'avoir détourné des images de leur documentaire sur Tchernobyl pour illustrer un sujet sur le «tourisme de mauvais goût».

«On raconte de la m*rde sur vous à aucun moment on vous a appelés pour vous demander quel est le propos de votre documentaire. Pour être vulgaire on vous ch*e dessus». Le blogueur à succès Mamytwink, qui gère avec deux de ses compères la chaîne du même nom sur YouTube, n'a pas eu de mot assez dur pour exprimer sa frustration contre LCI le 25 juin dans un «droit de réponse» vidéo auto-octroyé après un passage le concernant diffusé sur la chaîne d'information en continu. 

Dans le collimateur du youtubeur, dont la chaîne compte plus d'un million d'abonnés, une chronique de la journaliste Monia Kashmire, présentée en direct sur le plateau de LCI le 20 juin, sur l'augmentation phénoménale du tourisme dans la zone d'exclusion de Tchernobyl depuis la diffusion de la mini-série sur la catastrophe nucléaire produite par la chaîne américaine HBO.

«"Tourisme noir", le tourisme de mauvais goût», indiquait le bandeau accompagnant la chronique de la journaliste, qui illustre son sujet avec un court extrait d'une vidéo du youtubeur à Tchernobyl, présentée comme un exemple de «bons plans vacances» en milieu hostile, offert à ses abonnés. 

«Je vous invite à découvrir ce blogueur, il est français, il s'appelle Mamytwink, et il nous donne ses bons plans vacances dans la fameuse ville fantôme de Pripiat qui a été sinistrée par la catastrophe de Tchernobyl en 1986, [...] vous allez voir c'est assez hallucinant», amorce Monia Kashmire en guise de lancement. 

La séquence en question est en réalité un extrait du documentaire phare de la chaîne YouTube, lancé en grande pompe par une projection en avant-première à Paris devant près de 900 personnes début juin et baptisé «Dans les parties radioactives de Tchernobyl», une immersion de près d'une heure dans la zone d'exclusion de 30 kilomètres autour de la centrale, inhabitée depuis 1986.

Réalisé avec une débauche de moyens techniques (plans de drone, panoramiques soignés, musique composée pour l'occasion) et monté avec soin, la production serait selon la légende qui l'accompagne «le fruit d’un an et demi de travail». Dans le déroulé du film, qui a été visionné plus d'1,5 million de fois depuis : la découverte des vestiges de lieux de vie de l'URSS des année 1980, des rappels historiques sur le déroulé de la catastrophe et des séquences choc comme la découverte de tenues hautement contaminées que portaient les pompiers de Pripiat.

À aucun moment de la production il n'est question de tourisme, ni de «bons plans», ni de conseils aux voyageurs qui souhaiteraient se rendre sur place.

Quelques jours après la diffusion du documentaire, les jeunes hommes ont par ailleurs diffusé une autre vidéo dans laquelle ils expliquent en détail toutes les précautions de sécurité qu'ils ont pris pour réaliser ce film à haut risque et comment ils ont passé des examen médicaux de pointe à l'hôpital Saint-Luc de Bruxelles à leur retour pour s'assurer qu'ils n'avaient pas été contaminés.  

De faire face directement à ce genre de désinformation c'est très dur 

«De faire face directement à ce genre de désinformation c'est très dur et ça montre qu'il y a un vrai problème aujourd'hui avec la télévision et ces chaînes d’informations. Je sais que le gouvernement est très préoccupé par toute cette histoire de fake news et de désinformation [...] qu'ils commencent à regarder du côté déjà des chaînes de télévision», s'indigne Mamytwink dans son «droit de réponse» où il fustige par ailleurs des chaînes de télévision qui ne «comprennent rien à YouTube».

Le jeune homme qui a réagi sur sur Twitter dès le jour de la diffusion de la chronique, a par ailleurs appelé ses fans à ne pas harceler LCI ou ses journalistes dans son «droit de réponse». 

De son côté LCI n'a, à notre connaissance et à l'heure où ces lignes sont écrites, pas communiqué officiellement sur ce sujet.  

Lucas Léger

Lire aussi : Visite de la ville fantôme Prypiat : 33 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl

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