«Marre de donner toujours aux riches» : témoignages de Gilets jaunes à Paris (VIDEOS)

Si la mobilisation de ce 1er décembre est marquée par des débordements qui sont le fait d'une minorité de casseurs, le mot d'ordre politique n'en demeure pas moins présent pour la majorité. RT France donne la parole aux Gilets jaunes.
Malgré les heurts qui ont éclaté dans la capitale, les Gilets jaunes restent déterminés à se faire entendre et à ne pas laisser leurs revendications être éclipsées par les débordements provoqués par les casseurs. Parisiens ou provinciaux montés à Paris pour l'occasion, ils livrent leur témoignage à RT France et expriment les raisons de leur participation à ce mouvement auquel un nombre croissant de Français apportent leur soutien.
«Sur ma pension d'invalidité, ils m'ont retiré 15 euros, et à mon mari 50 euros», explique cette manifestante qui est montée de province pour participer à son premier rassemblement parisien. Remontée contre la politique sociale du gouvernement, elle se désole avant tout de la hausse de la CSG.
#GiletsJaunes Acte 3
— RT France (@RTenfrancais) 1 décembre 2018
«Macron, d’après lui, a droit de manger dans des assiettes à 5 000 euros. Et pourquoi nous, on doit manger dans des assiettes en carton ?» interpelle une membre des Gilets Jaunes.
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Daniel, arrivé très tôt sur place, raconte les fouilles qu'il a subies pour pouvoir accéder au Champs-Elysées. Avant que les débordements n'éclatent, il disait espérer que tout se déroule dans le calme. «On est là pour faire voir notre mécontentement», ajoute-t-il.
Daniel, #GiletJaune, a été contrôlé deux fois avant d'arriver ici. pic.twitter.com/oPUrq77sy4
— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) 1 décembre 2018
Martine, venue de Bretagne, «terre de résistance», précise-t-elle, a tenu à se rendre à Paris, «parce que la révolution s'est toujours passée à Paris». Commentant la supposée orientation politique des Gilets jaunes, elle affirme que l'essentiel pour les Français de droite comme de gauche reste, selon elle, le mot d'ordre «tous ensemble !».
"Le slogan qu'on entend qui fait du bien, qu'on soit de gauche ou de droite, c'est : #TousEnsemble"
— Fabien Rives - #RTFrance (@FabienRivesRTFr) 1 décembre 2018
Martine est venue à Paris de Carhaix en #Bretagne pour participer à l'#Acte3 des #GiletsJaunespic.twitter.com/9wcYwDpQyo
Malgré son handicap qui le contraint à se déplacer en fauteuil roulant, Michel, 73 ans, est venu de Dijon. Cadre à la retraite, il estime que l'«ensemble du travail fait par [les] dirigeants» est contraire aux «intérêts de la population». «Ceux qui profitent, c'est ceux qui se trouvent au pouvoir», se désole-t-il.
Michel, 73 ans, en fauteuil roulant, venu de #Dijon pour l'#Acte3 des #GiletsJaunes À #Paris
— Fabien Rives - #RTFrance (@FabienRivesRTFr) 1 décembre 2018
"L'ensemble du travail de nos dirigeants est contraire aux intérêts de la population" pic.twitter.com/Qq5Dw4GT2L
«Je viens pour défendre mon pouvoir d'achat et celui de mes enfants plus tard», explique Christian, venu de l'Eure. Témoignant au moment des premiers heurts avec les forces de l'ordre, il disait alors espérer que la manifestation ne soit pas le théâtre de débordements.
Christian, #GiletJaune, est venu défendre son "pouvoir d'achat" pic.twitter.com/9Ba4NQTLap
— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) 1 décembre 2018
«Marre de payer des taxes», s'indigne Leslie, qui vient de la région d'Agen avant de préciser : «Marre de donner toujours aux riches : nous on trime, on ramène de l'argent et on compte les fins de mois.»
#Acte3#GiletsJaunes
— RT France (@RTenfrancais) 1 décembre 2018
«Marre de payer des taxes», martèle Leslie membre des Gilets Jaunes au micro de @nadege_RTFrance.
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«Donner aux riches et prendre aux pauvres comme ça, ça ne peut plus durer», explique ce cheminot anonyme.
"Donner aux riches et prendre aux pauvres comme ça, ça ne peut plus durer"
— Fabien Rives - #RTFrance (@FabienRivesRTFr) 1 décembre 2018
Au micro de #RTFrance, un cheminot anonyme explique pourquoi il a rejoint les #GiletsJaunes#Acte3#Parispic.twitter.com/kqhf6hB5tq
«Je touche 430 € de retraite, j'ai mes poules et mon jardin pour vivre, mais ça met pas du beurre dans les épinards», commente Jean-Baptiste, venu de Beauvais.
"Je touche 430 € de retraite, j'ai mes poules et mon jardin pour vivre, mais ça met pas du beurre dans les épinards"
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Jean-Baptiste est venu de Beauvais, il s'exprime au micro de #RTFrance, devant un dispositif protégeant les abords de l'#Elysée#GiletsJaunes#Acte3#Parispic.twitter.com/9OUkeyhFBF
Rémi de Dijon, fonctionnaire, veut croire quant à lui que les forces de l'ordre se joindront au mouvement.
Rémi de Dijon, fonctionnaire et présent pour l'#Acte3 des #GJ, s'exprime sur les policiers :
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"Bientôt ils rejoindront les #GiletsJaunes, obligatoirement (...) c'est juste une question de temps" pic.twitter.com/gPlFqbyqH6
«Je trouve ça complètement aberrant de mettre une taxe carbone alors qu'on supprime plein de petites lignes de train», s'inquiète Julie, 28 ans, professeur des écoles à Nanterre.
"Je trouve ça complètement aberrant de mettre une taxe carbone alors qu'on supprime plein de petites lignes de train"
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Julie, 28 ans, prof des écoles à Nanterre, est parmi les #GiletsJaunes présents à #Paris pour l'#Acte3pic.twitter.com/JOTTzyFAgO
Si le gouvernement assure, chiffres à l'appui, que le mouvement perd de l'ampleur, il semble que les Gilets jaunes rallient le soutien d'un nombre croissant de Français, selon un récent sondage. Lancé il y a plusieurs semaines pour contester l'augmentation des taxes sur plusieurs carburants, la finalité de ce mouvement de contestation s'est rapidement étendue jusqu'à se transformer en une fronde sociale face à laquelle l'exécutif peine à trouver une réponse adéquate.
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