Un collectif de «gilets jaunes» du Val-d'Oise veut un référendum sur la démission d'Emmanuel Macron

Un collectif de «gilets jaunes» du Val-d'Oise veut un référendum sur la démission d'Emmanuel Macron© Jean-Paul Pelissier Source: Reuters
Des manifestants bloquent l'accès à un dépôt d'essence à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), 19 novembre (image d'illustration).
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Si les «gilets jaunes» n'ont pas d'organisation bien établie, cela ne les empêche de formuler des propositions : un mouvement du Val-d'Oise baptisé «Collectif 95» se prononce en faveur d'un référendum français sur la légitimité d'Emmanuel Macron.

Le mouvement ciotyen des «gilets jaunes», né sans représentation syndicale ni réel soutien partisan, commencerait-il à montrer des signes de politisation ? Le «Collectif 95», collectif de «gilets jaunes» du Val-d'Oise, a en tout cas annoncé le 19 novembre sa volonté de mettre en place un référendum en France, «afin que monsieur Macron puisse légitimer sa position de président de la République». C'est ce que demande sa porte-parole, Laëtitia Dewalle, qui a par ailleurs expliqué sur RTL qu'elle formulait ce souhait en dehors de tout engagement politique. Pour autant, l'objectif de cette mesure serait bien de démettre Emmanuel Macron de ses fonctions de président de la République.

La représentante du «Collectif 95» a précisé : «Le peuple est souverain et là, le peuple a dit stop.» Et de rappeler que «le président de la République n’a été élu que par 20% des inscrits sur les listes électorales». Laëtitia Dewalle a ajouté que, selon elle,les Français ne voulaient plus d’un dirigeant «qui n’écoute pas le peuple et ses difficultés». 

Et si cette dernière répète à l'envi que son mouvement est apolitique, elle a cependant fait savoir que le «Collectif 95» était actuellement en pourparlers avec d'autres fédérations pour faire grossir le mouvement. Enfin, Laëtitia Dewalle a confirmé qu'une nouvelle manifestation était prévue pour le 24 novembre place de la Concorde à Paris... à côté de l'Elysée.

A la veille du 17 novembre, les membres des forces de l'ordre avaient particulièrement été sensibilisés par la préfecture au risque de voir les «gilets jaunes» déferler dans la capitale pour se rendre vers les lieux de pouvoir, tels que le palais de l'Elysée, l'hôtel de Beauvau et Matignon.

Lire aussi : «Acte 2» : les «gilets jaunes» prévoient de converger vers Paris le 24 novembre

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