Virginie Calmels accuse Laurent Wauquiez de menaces et d'intimidation

Virginie Calmels accuse Laurent Wauquiez de menaces et d'intimidation© Nicolas Tucat Source: AFP
Laurent Wauquiez et Virginie Calmels à un meeting de campagne à Arcachon en novembre 2017.

Limogée début juin de la vice-présidence du parti Les Républicains, Virginie Calmels s’est plainte à la presse de menaces et de brutalité verbale de Laurent Wauquiez.

Revanche à prendre sur Laurent Wauquiez ou dénonciation fondée ? Les propos de Virginie Calmels, qui s’est confiée au magazine Le Point, incriminent Laurent Wauquiez le président des Républicains (LR), qui l’a écartée début juin de son poste de vice-présidente du parti. Elle y décrit un être menaçant, cassant et intimidant. Ces affirmations ont été catégoriquement niées par l’entourage de Laurent Wauquiez qui a déclaré que l'interview «[relevait] de la psychiatrie».

Virginie Calmels, qui aurait pu tenter de modérer les propos qu'elle avait tenus au journaliste, a au contraire assumé sa position en partageant l'article sur les réseaux sociaux.

Dans l'article en question, elle décrit une altercation qui se serait produite au moment de législative partielle qui se déroulait à Mayotte en mars 2018. Marine Le Pen y avait appelé à voter LR au premier tour. La vice-présidente, opposée à tout rapprochement avec le Front national, avait tweeté qu’elle ne voulait pas de son soutien.

«Je suis convoquée le mardi suivant pour une réunion en tête-à-tête dans son bureau. C'est une scène très violente. Il est dans l'intimidation, la menace. Le ton monte très fort, cela ne se termine pas bien», affirme Virginie Calmels dans Le Point

«"Tu es tarée d'avoir fait un tweet comme ça", me dit-il. J'ai cru qu'il allait en venir aux mains. De ce jour, nos relations deviennent électriques. Je décide de ne plus lui parler et de ne communiquer que par écrit avec lui. On entre dans un rapport inamical», ajoute-t-elle.

Elle estime qu’il peut être «d’une très grande brutalité et sans limites» et qu’il l’«inquiète».

J'ai cru qu'il allait en venir aux mains

La réponse du camp républicain ne s'est pas fait attendre. «Virginie se perd avec de telles accusations», a lancé Lydia Guirous, l'une des porte-parole du parti. Celle-ci ne semble donc pas accorder de crédit aux propos de Virginie Calmels.

A l'inverse, l’ancien ministre Frédéric Lefebvre abonde dans le sens de la vice–présidente déchue.

Virginie Calmels a expliqué avoir eu plusieurs altercations avec Laurent Wauquiez avant sa mise à l'écart. Elle lui reprochait d’imposer une ligne populiste, de ne pas défendre le libéralisme, et de développer des accointances avec le Front national, devenu depuis le Rassemblement national.

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