Une résidence universitaire installe des capteurs sur les lits des étudiants, sans les prévenir

Une résidence universitaire installe des capteurs sur les lits des étudiants, sans les prévenir© FRANK PERRY Source: AFP
Le couloir d'une résidence universitaire (image d'illustration)

A Rennes, un dispositif de «lits intelligents» a été déployé dans certaines chambres d'une résidence universitaire, afin d'alerter les techniciens en cas de dégradation du mobilier. Les étudiants n'avaient pas été informés de cette installation.

Il s'agit d'«une première mondiale», s'enorgueillit le designer Espace Loggia, cité par Ouest France : des capteurs, installés sur les lits de la résidence universitaire Maine 1 à Rennes, envoient un SMS à un technicien lorsque ceux-ci se trouvent dégradés par leurs occupants. «Lorsqu’un étudiant prend son lit pour une barre de tractions ou quand le matelas se transforme en canapé pour dix personnes, nous sommes au courant», explique le créateur de ce dispositif au quotidien régional. Les données collectées sont ensuite transmises au Crous (le service public gérant la résidence universitaire), conduisant en cas de besoin à l'intervention d'un agent technique dans la chambre. 

A Ouest France, le directeur général d’Espace Loggia, Paul Malignac, déclare que de la mise en place de ce système de «lits intelligents» constitue un test, appliqué à dix chambres, choisies aléatoirement parmi les 150 que compte la bâtiment. «Nous nous donnons un semestre pour régler les derniers ajustements et après nous le commercialiseront», explique-t-il. Plusieurs établissements du même type, en France, seraient déjà intéressés par ce système anti-dégradations. 

Les étudiants, eux, ne sont pas tous aussi enthousiastes... D'autant qu'ils n'ont pas été informés, selon le journal, de l'installation de ce dispositif. Certains vont jusqu'à pointer du doigt un système d'«espionnage» même s'il n'est pas question de filmer ou d'enregistrer qui que ce soit. D'autres, en revanche, trouvent cet apport en matière sécuritaire positif.

Quoiqu'il en soit, le déploiement de ces capteurs n'est plus confidentiel et son extension à un plus large nombre de chambres, voire d'établissements, ne se fera sans doute pas sans provoquer des remous.

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