«Pas dans l'intérêt de la France» : le général de Villiers appelle à stopper l'escalade en Ukraine

«Pas dans l'intérêt de la France» : le général de Villiers appelle à stopper l'escalade en Ukraine© ERIC PIERMONT Source: AFP
Le général Pierre de Villiers lors d'un débat à Paris, en décembre 2018 (illustration).
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L'ancien chef d'Etat-Major des armées françaises a prôné une «approche de paix» pour sortir du conflit ukrainien qui ne correspond pas, selon lui, aux intérêts des pays européens, à commencer par la France, mais plutôt à ceux des Etats-Unis.

Dans un entretien accordé à RMC-BFM TV ce 9 novembre à l'occasion de la sortie de son nouveau livre Paroles d'honneur, l'ancien chef d'Etat-Major des armées Pierre de Villiers s'est inquiété de l'aggravation des tensions internationales liée au conflit ukrainien, et a appelé à «arrêter l'escalade» le plus rapidement possible.

«Il est temps de trouver une solution qui ne soit pas déshonorante pour les Ukrainiens», a estimé le haut gradé, prônant une désescalade et une «approche de paix» alors que le conflit dure depuis plus de huit mois. Selon le général, «la guerre en Ukraine n'est pas [dans] l'intérêt des pays européens, certainement pas de la France, peut-être des Américains», alors même que Paris a décidé d'accroître son soutien à Kiev, à la fois en livrant de nouvelles armes et en formant des soldats ukrainiens. Début octobre, la Russie avait d'ailleurs convoqué l'ambassadeur de France à Moscou pour protester contre les livraisons d'armes à Kiev. 

Interrogé sur les inquiétudes liées à un éventuel «bluff» de Moscou autour de l'utilisation d'armes nucléaires – régulièrement exprimées en Occident malgré les nombreux rappels du caractère défensif de la doctrine russe sur le sujet – Pierre de Villiers a comparé le président russe Vladimir Poutine à un «dictateur dans un tunnel», ce qui pourrait, selon lui, le conduire à des choix extrêmes. «Quand ils [les Russes] disent quelque chose, ils le font», a jugé le général, confessant avoir été surpris par le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine le 24 février. 

Entre 2008 et 2015, on a supprimé 20% des effectifs militaires

Le général est également revenu sur les moyens alloués aux armées françaises dont l'insuffisance avait motivé sa démission fracassante en 2017. «Entre 2008 et 2015, on a supprimé 20% des effectifs militaires», a rappelé l'ancien chef d'état-major, y voyant une véritable «faute». La loi de programmation militaire prévoit que le budget des armées soit porté à 44 milliards d'euros en 2023, au terme d'une nouvelle hausse de trois milliards d'euros. En 2017, cette enveloppe s'élevait à 32 milliards d'euros. «Je pense que ce sera insuffisant», a estimé le haut gradé, alors que le président de la République Emmanuel Macron doit dévoiler ses orientations pour l’avenir de la Défense française à Toulon ce 9 novembre.

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