Tati en sursis jusqu'au 19 juin, les salariés reprennent espoir

- Avec AFP

Tati en sursis jusqu'au 19 juin, les salariés reprennent espoir
Les salariés de Tati manifestent devant le tribunal de commerce de Bobigny le 29 mai 2017, capture d'écran Twitter @vannier75
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Le tribunal de commerce de Bobigny a décidé de se donner plus de temps afin d'étudier les offres de reprises de Tati, placé en redressement judiciaire le 4 mai 2017. Un peu plus tôt, une centaine de salariés s'étaient réunis devant le tribunal.

La nouvelle a été accueillie par des cris de joie et des applaudissements parmi les salariés de Tati, en cessation de paiement et placé en redressement judiciaire le 4 mai 2017. «Renvoi au 19 juin !», a lancé au micro Céline Carlen, de la CGT commerce Paris, à une centaine de salariés qui manifestaient devant le tribunal de Bobigny pour réclamer le maintien de leurs emplois.

L'examen des offres de reprise de l'enseigne à bas prix ainsi que de trois autres marques d'Agora Distribution (groupe Eram), prévu ce 29 mai 2017, a donc finalement été renvoyé au 19 juin prochain. De quoi mieux faire jouer la concurrence entre les différents repreneurs potentiels, avec l'espoir pour les salariés de voir le plus d'emplois possibles être préservés. «On remercie le juge de nous avoir écoutés», a réagi Nicole Cogé, représensant syndicale de la CGT Tati Barbès.

Pour Mounir Bourhaba, l'avocat du comité d'entreprise de Lilnat – société qui rassemble le plus grand nombre de magasins Tati –, le report du délai d'examen, accordé pour laisser le temps aux repreneurs de combiner leurs offres et de les améliorer, est, a-t-il estimé, «une première victoire». Et d'ajouter : «L'objectif, c'est zéro licenciement.»

Mobilisation des salariés, inquiets pour leur avenir

Un peu plus tôt dans la matinée, plus d'une centaine de salariés de Tati s'étaient rassemblés devant le tribunal de commerce de Bobigny pour exiger le maintien de leurs emplois, menacés par le placement en redressement judiciaire de l'enseigne, que se disputent trois repreneurs potentiels, a constaté une journaliste de l'AFP.

Mécontents du premier plan de sauvegarde de l'emploi, (PSE), les manifestants, en chasubles CGT, UNSA et CFDT, brandissaient des drapeaux aux couleurs de leurs syndicats ainsi que des panneaux sur lesquels on pouvait notamment lire «on veut Gifi», «SOS à Philippe Ginestet» (PDG de Gifi), ou encore «ne nous laissez pas au consortium de Rességuier» (PDG d'Agora Distribution).

Trois repreneurs se disputent en effet Tati, ainsi que les trois autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram). 1 700 emplois sont menacés.

Lire aussi : Les salariés de Tati demandent l'aide du gouvernement pour éviter la perte de 1 700 emplois

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