Lydia Guirous est porte-parole des Républicains et essayiste. Son dernier ouvrage est «Ça n'a rien à voir avec l'islam ?», aux éditions Plon.

Fillette voilée sur une pub GAP : collaboration des industries occidentales avec l'islamisme ?

Fillette voilée sur une pub GAP : collaboration des industries occidentales avec l'islamisme ?© Capture d'écran gap.com
La campagne de publicité sur le site de Gap.

Lydias Guirous, porte-parole des Républicains, revient sur la polémique suscitée par une campagne publicitaire de la marque GAP qui met en scène une petite fille voilée.

L’islamisme a presque réussi sa reconquête des femmes musulmanes d’Occident, la multiplication des voiles le prouve. Chaque voile, chaque jilbeb ou Niqab est un drapeau islamiste en terre de «mécréants» comme aiment le dire les Frères musulmans ou les Salafistes. Or, aujourd’hui pour accélérer un peu plus l’islamisation de nos démocraties occidentales, ils investissent sur l’avenir en phagocytant les enfants avec leur idéologie conquérante et mortifère. Dont acte pourrions nous dire. Ils nous détestent après tout, cela semble logique. Oui MAIS…

Est-il normal que les grandes marques capitalistes biberonnées pourtant par nos démocraties modernes depuis leur création trahissent nos valeurs, nos représentations de la femme, de l’égalité homme-femme, de l’émancipation et de l’enfance, en faisant l’apologie de la femme voilée au nom d’un multiculturalisme abject et d’un intérêt pécuniaire tout autant abject ? Comment stopper la gangrène islamiste au sein de nos fleurons capitalistes ? L’urgence est réelle car cette collaboration avec l’islam politique est inacceptable et tout simplement incompatible avec les valeurs occidentales et démocratiques.

H&M, NIKE, Mango, Uniqlo, Max Mara, L’Oréal, Mattel avec la célèbre Barbie et Gap aujourd’hui… Ce dernier groupe de l’industrie de la mode avait déjà l’année dernière présenté des affiches avec une adolescente voilée. Il réitère cette année dans l’abjecte soumission en présentant une campagne de publicité avec une petite fille voilée. Le voile de la honte s’abat sur les jeunes femmes et les petites filles occidentales, lentement mais sûrement. Incapables d’avoir une colonne vertébrale ou au moins un socle de valeurs, soumises volontairement et de manière aveugle à la loi du marché, ces marques renient les valeurs essentielles qui les ont faites comme la liberté ou l’égalité, pour s’agenouiller devant l’Islam politique conquérant sous fond de relativisme culturel et de culpabilisation.

Leur collaboration avec les islamistes est tout simplement indigne, comparable à celle de Mercedes avec les Nazis pendant la seconde guerre mondiale. Il faut d’urgence boycotter leurs produits et les ramener à la raison. Mattel avait avancé comme argument qu’une Barbie voilée permettait d’aller chercher une clientèle de petite fille musulmane. Gap défendra la même position en avançant la fameuse célébration des «différences» et du multiculturalisme. Face à cela, nous devrions opposer l’argument économique suivant : continuer à normaliser le voile des petites et nous vous fermerons les canaux de distribution européens et occidentaux. Certes ces groupes auront gagné quelques milliers de petites clientes prises en otage par l’islam politique, mais ils auront perdu les millions d’autres qui refusent avec leurs parents cette représentation des femmes et de l’enfance.

L’obscurantisme islamique veut contrôler l’enfance pour préserver la prospérité de son dogme et son expansion. J’avais observé à Londres et aux Pays-Bas ce phénomène il y a quelques années déjà. En France, depuis deux ans je rencontre de plus en plus de fillettes voilées. Les sites de ventes de tenues islamiques pour enfants se multiplient… le jilbab (version sarouel ou jupe) est disponible en taille 6 ans et vendu 15 euros… Pour les plus jeunes, les abayas sont disponibles en taille 1 an (!) et vendus 17,50 euros sur le site de vente en ligne nabira.fr spécialisé dans les vêtements islamiques. Tout cela est déjà un scandale, et même la Barbie de notre enfance avec Mattel son fabriquant, encourage cette représentation des femmes et des petites filles !

Certaines tenues qui couvrent intégralement le corps, le cou, les mains, le front et la chevelure, (seuls la bouche, le nez, les joues et les yeux restes visibles) sont vendues en toute impunité. La perversion des islamistes n’a pas de limite. En voilant intégralement ces petites filles, ils confessent par la même occasion une sexualisation du corps de ces fillettes. Ceux qui ne cèdent pas à la politique de l’autruche, les auront déjà croisés, en ville, au centre commerciale, à la plage... Que répondre aux petites filles qui me demandent pourquoi cette autre petite fille qui pourrait être une copine doit se couvrir la tête, le cou et parfois tout le corps ? N’est-ce pas dramatique de devoir leur expliquer, et les rassurer, en leur disant que c’est une dérive extrémiste d’une religion, que c’est une atteinte à la liberté, à l’enfance. Comment se taire face au spectacle dégradant de ces petites filles qui parfois à moins de six ans sont déjà emprisonnées dans ce voile intégral ? Comment dans quelques années pourraient elles comprendre que nous vivons dans la mixité et l’égalité hommes-femmes ? Ne nous trompons pas, ces vêtements ne relèvent ni de la liberté religieuse, ni de la tradition, ni de la «liberté vestimentaire». Ils relèvent purement et simplement du fanatisme et de la maltraitance enfantine.

Il ne faut pas se leurrer : la campagne publicitaire de Gap avec cette petite fille voilée est un cheval de Troie pour les islamistes et une énième victoire de leur stratégie d’aliénation des consciences et des valeurs occidentales. Gap participe, par ses choix de communication, à banaliser le voile et à normaliser le communautarisme. En installant ces images «glamour en voile»... il devient impossible de faire entendre raison aux jeunes filles. L’universalisme de nos valeurs de liberté, d’égalité, de mixité, et de laïcité doit être défendu, chaque jour, par chacun, avec vigueur ! Face à l’islam politique, nous n’avons plus d’autre solution que d’entrer en résistance culturelle et économique face aux déviances de ces grandes marques capitalistes qui nous font honte.

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