En diffusant le sujet sur le meurtre de Donald Trump, CNN «rend son dernier souffle»

En diffusant le sujet sur le meurtre de Donald Trump, CNN «rend son dernier souffle»© Carlo Allegri Source: Reuters
Donald Trump, président des Etats-Unis

Le sujet de CNN sur le meurtre de Trump est dangereux, voire même criminel, compte tenu de la facilité avec laquelle il est possible de manipuler l'esprit humain, explique Lionel, expert juridique et analyste des médias.

RT : Juste à la veille de l'investiture de Donald Trump, CNN a diffusé un sujet sur les événements qui pourraient avoir lieu, si le président élu était assassiné. Un tel récit n'aurait-il pas pu provoquer quelque idée morbide à certains ? 

Lionel (L.) : Pas seulement morbide. C’est absolument irresponsable et, si j’ose dire, criminel. Avez-vous une idée de combien de cinglés se baladent par ici, qui n’ont absolument rien à faire, qui ont été mis en pétard au sujet de ce président élu que d’aucuns ont qualifié d’«illégitime» ? Ceux à qui on a constamment rappelé, chaque jour – non seulement sur les réseaux sociaux régis par la loi de la jungle mais aussi dans le monde vénéré de CNN – quelle horreur la journée d'investiture allait être. Et vous avez ce programme où on vous fournit grosso modo quasiment les instructions clé en main. Au final, leur message peut se résumer ainsi : «Vous savez, c’est ce qui se passerait si, Dieu nous en préserve, quelqu'un était sur le point d’éliminer le président et le vice-président... Et si cela arrive, tout serait alors comme avant...»

CNN est en train de mourir. Ils sont en morceaux. Cette chaîne horrible et rance rend son dernier souffle

Savez-vous comme il est facile de manipuler un loup solitaire en manque d’attention, quelqu'un de dément, un fou psychopathe et meurtrier et de le pousser à abattre quelqu'un ? Tout ceci est absolument inconcevable.

RT : Bien sûr, mais pourquoi pensez-vous qu'ils l'ont fait ? 

L. : Parce qu’ils sont en train de mourir. Ils sont en morceaux. Cette chaîne horrible et rance rend son sernier souffle. Récemment, il y a eu un entretien entre AT&T et Time Warner sur un rachat, une fusion. Savez-vous ce qui a été suggéré pour rendre cet accord plus attrayant ? Se débarrasser de CNN. Ils sont comme cette jambe ballante qu’il faut amputer. Elle cause plus de problèmes que jamais. Elle est l’objet de la risée de tous. CNN est l’organisation qui avait Donna Brazile, qui était à la tête du Comité National Démocratique.

Elle était, en sa qualité de commentatrice, à même de fournir à Hillary Clinton les questions à l'avance. Je veux dire, ils sont totalement malades. Ecoutez, laissez-moi vous expliquer quelque chose : est-ce que RT ferait une chose pareille ? Non. Est-ce que quiconque ferait une chose pareille ? Non. Savez-vous de combien de choses nous pourrions débattre à la télé ? Hey, comme ça serait facile de tuer un enfant ! Vous ne faites pas une chose pareille.

C’est comme en physique où il y a matière et antimatière : en politique américaine, il y a Trump et anti-Trump

RT : Plus globalement, Lionel, les relations actuelles entre la presse et Donald Trump ne sont pas bonnes. Pensez-vous qu’il aurait pu en faire plus pour calmer les choses ?

L. : Permettez-moi de répondre à cette question de cette façon : oui. Oui. Ecoutez, je ne fais pas l’apologie de Trump – il n'a pas besoin de moi, et je ne suis ni un acolyte, ni un apôtre de Trump. Je n’ai pas voté pour lui, en fait, j’ai voté pour moi-même, qu’on se le dise. Donc je ne suis pas ici pour le mettre en avant. Il est le président élu, mon président élu, que ça vous plaise ou non. Mais laissez-moi vous dire quelque chose sur ce type : quand vous le frappez dur, il riposte. Il ne pourchasse pas les gens qui se contentent de le déranger.

En fait, il a fait ce que le public américain a voulu pendant très longtemps. Parce que nous en avons assez et nous sommes fatigués, non seulement des «fausses informations», mais de tout le reste. Ce groupe de gens incroyablement incohérents qui sont motivés politiquement non pas par une idéologie de gauche, progressiste ou libérale, mais par le fait d’être anti-Trump. C’est comme en physique où il y a matière et antimatière : en politique américaine, il y a Trump et anti-Trump.

La momie Washington Post ou l’anachronique New York Times pensent encore comme dans les années 1950

Ce que Trump a fait est encore mieux. Il a pris son téléphone, il s’est mis sur Twitter et il les a détruits – et ils n'ont pas aimé. En parlant d'eux, il les a éclaté, on peut dire. Et par cela, il a apporté une tranquillité d'esprit : vous pouviez entendre les applaudissements ce jour-là, parce que, croyez-moi, nous en avons marre. Il y a une révolution qui a lieu dans le monde. Oh oui. CNN, de nos jours, alors que nous parlons d’eux, et Wolf Blitzer et sa galerie de «journalistes» : ils ont des audiences qui rivalisent avec celles d'un babyphone ! Je veux dire, ils font à peine frémir l’audimat. Il y a un monde nouveau, avec de nouvelles personnes, et les médias ont changé aussi. Mais vous avez la momie Washington Post ou encore l’anachronique New York Times, qui pensent encore comme dans les années 1950. Ils font partie du tableau d’ensemble. 

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