Hervé Mariton : «Je ne suis pas l’homme-miracle»

Le député de la Drôme et candidat à la primaire des Républicains Hervé Mariton Source: Sputnik
Le député de la Drôme et candidat à la primaire des Républicains Hervé Mariton

Le candidat aux primaires des Républicains, le député de la Drôme et ancien ministre Hervé Mariton s’est confié à RT France sur ses chances à la présidentielle 2017 et sa vision de la politique française.

Sur les résultats des régionales

«La première leçon des régionales est le mauvais score du premier tour. En clair les Français condamnent le résultat de François Hollande et les Français condamnent aussi une droite qui a échoué en 2012 et qui n’a pas démontré de changement depuis, ni sur les hommes, ni sur les idées. Le sentiment du peuple s’est exprimé au premier tour qui était une sanction pour la gauche et pour la droite, l’ensemble des Français qui ne voulaient ni la gauche ni la droite ont basculé à l’extrême droite.

Il faut sortir du théâtre politique

Il faut renouveler les idées, renouveler les personnes. Il y a un travail considérable qui n’est pas véritablement accompli aujourd’hui. Il faut sortir du théâtre politique : porter, proposer des idées opérationnelles et concrètes».

Sur la création du nouveau parti de droite «Les Français libres» d’Aymeric Chauprade

«Il est libre de prendre son initiative. Je pense qu'Aymeric Chauprade ne peut pas réussir, en particulier parce qu’il a une position excessivement fermée du monde. Je pense que le créneau politique sur lequel il se situe est un créneau qui est trop négatif à l’égard du monde tel qu’il est. Je ne dis pas que le monde est idéal, mais je ne joue pas les Don-Quichotte à refuser la globalisation.

Aymeric Chauprade ne peut pas réussir

La globalisation ne demande pas de l’accepter ou de la refuser ; elle existe. Ensuite, pas de naïveté, il faut que l’action collective et la voix publique permette de muscler l’économie et les entreprises françaises. Mais je parle de musculation, je ne parle pas d’isolation et de protectionnisme».

Sur la droite

«Au sein des Républicains on a prévu une procédure, qui est celle des primaires, dans le but d’arriver au moment des élections les plus unis possible, pour avoir les meilleurs chances de gagner les élections présidentielles. Mais comme il n’y a pas de baguette magique qui dit comment ça se fait, l’unité, on a prévu une première phase qui est celle des débats et des idées. J’ai exprimé mes idées sur le droit du sang, sur la flat tax, universelle et proportionnelle. Il y a la question de la globalisation vue de droite. Donc moi je souhaite sans pudeur, sans tabou, qu’on ait ce débat aujourd’hui, que ce débat soit tranché par les élections – ce sont les primaires de la droite et du centre – et ensuite on pourra être unis».

Sur ses chances aux primaires

«Je ne suis pas en tête dans les sondages, cela ne m’a pas échappé. Je ne suis pas le plus connu ; je pense être le plus constant et le plus cohérent. C’est un long chemin – les primaires ont lieu dans 10 mois, au mois de novembre 2016. Donc ça va être un chemin de débats, je ne sais pas exactement aujourd’hui qui sera là. Je suis candidat, mais tous les candidats ne sont pas déclarés et donc je souhaite m’engager à fond dans ce débat, à convaincre. Si à la fin je convaincs la majorité, tant mieux, et à mon avis c’est bien pour la France, et si les Français choisissent un autre, il l’auront choisi, et je ferai campagne».

Sur la présidentielle 2017

«Le combat de la présidentielle 2017 c’est pour moi le combat de la vérité en politique. Les gens en ont assez du théâtre, les gens en ont assez qu’on fasse semblant, les gens en ont assez des effets d’annonce, des effets de manche. Le débat sur la déchéance de nationalité est assez caractéristique.

Les gens n’attendent pas de nous des miracles

La plupart des responsables politiques disent que ça sert à rien. Et malgré tout ils vont voter. La ministre de la Justice est contre, mais elle est au gouvernement. Tout ça est incompréhensible. Et je pense que pour les présidentielles 2017 les gens n’attendent pas de nous des miracles. Je ne suis pas l’homme-miracle. Et je pense que c’est une partie du sujet des élections présidentielles. Ne pas prétendre à des miracles, mais être dans une discussion tout à fait sérieuse sur des engagements de résultats personnels. C’est aussi annoncer la couleur à l’avance. Briser les tabous, prendre les enjeux au sérieux, aller à fond dans les réformes que l’on veut sans prétendre tout changer. Les gens qui disent en politique qu’il faut tout changer, il ne faut pas les croire – changer ce qui est important de changer et assurer la livraison».

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