Toutes ces mesures sécuritaires prises depuis les attentats de Paris

François Hollande et les forces de police© AFP Source: AFP
François Hollande et les forces de police

Le 13 novembre Paris a été frappée en plein cœur, les pires attentats terroristes que le pays n’ait jamais connu. Depuis ce triste jour, le gouvernement a pris une série de dispositions pour assurer la sécurité de tous.

1- Plus de forces de police

Lors de ses vœux aux Armées, François Hollande a annoncé que le nombre de réservistes allait passer à 40 000, contre 28 000 aujourd’hui. L’objectif de déployer mille réservistes en permanence, pour la protection de nos concitoyens. 

Le 16 novembre, François Hollande avait déclaré que 5000 policiers et gendarmes supplémentaires seraient recrutés. 2000 de ces postes en plus vont être créés rapidement. Les attentats de Paris ont suscité des vocations chez de nombreux jeunes qui souhaitent s'engager. Un concours exceptionnel de recrutement des gardiens de la paix aura lieu les prochains mois. Les postulants ont jusqu'au 29 janvier pour s'inscrire. 

2- Rallonger la semaine de la journée défense et citoyenneté

Lors de la présentation de ses vœux à la jeunesse, François Hollande a annoncé le possible allongement à une semaine de la journée défense et citoyenneté. «J'ai demandé au gouvernement d'améliorer encore le contenu de ce rendez-vous et d'étudier s'il peut aller vers une durée plus longue, pour l'enrichir, jusqu'à une semaine» a-t-il déclaré.

La journée citoyenneté et défense anciennement journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) a été mise en place par Jacques Chirac en 1998 dans le cadre d'une réforme globale, celle de la professionnalisation de l'armée. Se substituant à l'appel sous les drapeaux, cette journée obligatoire pour les jeunes âgés entre 17 et 25 ans a pour principales missions de sensibiliser la jeunesse aux questions de Défense et de renforcer son attachement à la Nation. Néanmoins, l'armée victime d'un budget de la Défense en baisse continuelle, n'a jamais réellement connu un engouement de la part des jeunes citoyens depuis sa professionnalisation.

3- Davantage de pouvoir pour les policiers

Un projet de loi prévu pour muscler les pouvoirs donnés aux policiers, au parquet et aux préfets en dehors de l’état d’urgence sera présenté en février prochain devant les députés. Son but est de les aider à mieux lutter contre le terrorisme.

Certaines mesures comprises dans l’état d’urgence se transposeraient dans le Code pénal. Comme l’assouplissement de l’usage de l’arme des policiers, des gardes à vue de 4 heures pour toutes personnes qui n’a pas ses papiers, des assignations à résidence pour les personnes revenant d’Irak ou de Syrie ou seulement soupçonnées d’avoir tenté de se rendre sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes.

4- Mise en place de l’état d’urgence

Le soir des attentats de Paris, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, le Président la République a décidé de mettre en place l’Etat d’urgence en France. Cette mesure n’avait pas été prise depuis 2005. L’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 26 février prochain. Aujourd’hui les députés sont divisés sur la question. Certains veulent le prolonger alors que d’autres souhaitent revenir à la «normal». Selon un sondage YouGov pour iTélé, 69% des Français sont favorables à la prolongation de l’état d’urgence.  

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Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, depuis la mise en place de l’état d’urgence : 443 armes ont été saisies, c’est trois fois plus qu’en temps normal. Il a été décrété 312 assignations à résidence et près de 300 gardes à vue. Selon Bernard Cazeneuve, 10 tentatives d’attaques en France ont été déjouées.

Cependant certains points de l’état d’urgence comme les assignations à résidence font l’objet d’une attention particulière de la part du Conseil constitutionnel. Le but est de vérifier qu’il n’y ait pas eu de dérives.

5- La déchéance de nationalité

François Hollande l’a annoncé devant le Congrès exceptionnel réuni après les attentats de Paris. Il souhaite inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux dans les cas de terrorisme. Ils pourront perdre leur nationalité française s’ils sont condamnés définitivement pour atteinte aux intérêts de la Nation ou pour terrorisme.

Certains député comme Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI souhaitaient une déchéance de nationalité pour tous les condamnés pour terrorisme.

 

 

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