Mali : les sanctions de la Cédéao sont illégales selon un membre du Conseil national de transition

Nouhoum Sarr, vice-président du Conseil national de transition du Mali© RT France
Nouhoum Saar, le deuxième vice-président du Conseil national de transition du Mali, évoque sur RT France les sanctions prises par la Cedeao contre son pays.
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Sur RT France, le deuxième vice-président du Conseil national de transition du Mali, Nouhoum Sarr, a réagi aux sanctions de la Cédéao contre son pays. Il estime que ces mesures de rétorsion sont illégales au regard du droit international.

Ce 16 janvier, RT France s'est entretenu avec Nouhoum Sarr, le deuxième vice-président du Conseil national de transition, organisation qui constitue l'organe législatif du Mali en remplacement de l'Assemblée nationale au cours de la période de transition mise en place par le Comité national pour le salut du peuple, à la suite du Coup d’Etat de 2020.

Selon lui, les sanctions mis en place par la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) contre le Mali «violent toutes les conventions pertinentes» du droit international et des Nations unies. 

Nouhoum Sarr a par ailleurs rappelé que les statuts de la Banque des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) lui interdisent d'obéir à des directives politiques et que par conséquent le gel des avoirs maliens détenus par la Banque ouest-africaine est illégal. Il a également confirmé que les autorités politiques du pays n'entendaient pas en rester là et que «le Mali usera de tous les moyens légaux pour mettre la Cédéao face à ses responsabilités».

Le Mali, déjà plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrection indépendantiste et djihadiste en 2012, fait face depuis le 9 janvier à de lourdes sanctions de la Cédéao. Celles-ci punissent le projet des militaires de continuer à gouverner pendant plusieurs années, et l'engagement révoqué d'organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils à la tête du pays. 

Les militaires affirment de leur côté ne pas être capable d'organiser ces élections comme prévu fin février, invoquant l'insécurité persistante dans le pays, en proie aux violences de toutes sortes : djihadistes, communautaires, de droit commun. Ils ont également insisté sur la nécessité de procéder à des réformes institutionnelles afin que les élections ne souffrent pas de contestations, comme ce fut le cas lors des précédentes élections. 

En réaction à la décision de la Cédéao, plusieurs milliers de Maliens ont manifesté, le 14 janvier, pour dénoncer les sanctions et montrer leur soutien aux autorités de la transition du pays. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la Cédéao et à la France qu'ils accusent de faire pression sur plusieurs pays de la région pour mettre au ban le Mali.

Les Européens et plus particulièrement la France soutiennent la ligne dure adoptée par la Cédéao. Le 12 janvier, Emmanuel Macron a assuré que la France et l'Union européenne soutenaient la «position très claire et ferme» de la Cédéao face aux «dérives de la junte», des propos repris par l'AFP.

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