Israël commence à administrer une quatrième dose de vaccin aux personnes vulnérables

- Avec AFP

Israël commence à administrer une quatrième dose de vaccin aux personnes vulnérables© Tsafrir Abayov/AP
Israël a lancé les premières injections d'une quatrième dose de vaccin (image d'illustration).
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L'Etat hébreu a lancé le 31 décembre une campagne pour l'administration d'une quatrième dose de vaccin aux personnes fragiles, dans l'espoir d'atténuer les effets de la nouvelle vague de contamination liée à la propagation du variant Omicron.

Environ un an après le lancement de sa première campagne de vaccination, et près de six mois après avoir commencé à administrer des doses de rappel, Israël injecte dès à présent une quatrième dose de vaccin anti-Covid aux personnes vulnérables, espérant atténuer les effets de la nouvelle vague de contaminations due à la propagation du variant Omicron.

Ces doses ont ainsi été injectées à des patients ayant subi des transplantations cardiaques, à l'hôpital Sheba (Ramat Gan, en banlieue de Tel-Aviv). Le même établissement avait entamé dès le 27 décembre un essai clinique en administrant une quatrième dose du vaccin anti-Covid à ses soignants. «Nous avions obtenu de bons résultats avec la 3e dose qui n'avait d'ailleurs pas causé d'effets secondaires si ce n'est de légères douleurs localisées», a déclaré sur place le médecin Galia Rahav, se disant impatiente «de voir la réponse à cette quatrième dose». «Cette dose va permettre d'augmenter la protection contre le coronavirus», a renchéri la cardiologue Yael Peled. Selon Gili Regev-Yochay, directrice du département des maladies infectieuses de l'hôpital, l'administration d'une quatrième dose permettra d'évaluer la possible hausse d'anticorps et l'apparition d'effets secondaires, et dira si elle permet ou non de réduire les risques d'infection.

Débats sur la stratégie vaccinale

Le ministère de la Santé a également autorisé par un communiqué, ce 31 décembre, l'administration d'une quatrième dose pour les pensionnaires de maisons de retraite et les patients des départements gériatriques. La décision a été prise «à la suite de craintes d'une augmentation du nombre de contaminations dans ces institutions qui mettrait en danger la santé de ces personnes», a fait valoir le ministère. Le Premier ministre Naftali Bennett avait déclaré le 21 décembre que tous les Israéliens de plus de 60 ans et le personnel médical auraient droit à une quatrième dose, mais que la décision devait encore être approuvée par le ministère de la Santé.

Dans le pays, à l'avant-garde en termes de vaccination, le débat public s'est intensifié quant à la stratégie à adopter face au variant Omicron. Plusieurs scientifiques ont ainsi évoqué la possibilité de laisser la population contracter le virus : «Le grand nombre de personnes infectées par Omicron attendu en Israël et dans le monde, peut augmenter considérablement le niveau d'immunité de l'ensemble de la population et aider à éradiquer Delta et certains autres variants», expliquait ainsi Eran Segal, biologiste informatique de l'Institut Weizmann, cité par les Echos

Israël a par ailleurs reçu le 30 décembre une première livraison de pilules anticoronavirus de Pfizer. Le même jour, les autorités ont recensé plus de 4 000 nouveaux cas de Covid, soit un record depuis septembre. Cette augmentation ne se traduit toutefois pas jusqu'à présent par une hausse marquée des hospitalisations. En France, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a indiqué le 29 décembre que la question de la quatrième dose était «sur la table», mais que, compte-tenu du décalage des campagnes de vaccination hexagonales avec celles d'Israël, il faudrait «laisser le temps à l'analyse scientifique des données».

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