Facebook ne supprimera plus les contenus qui désignent le Covid-19 comme étant d'origine humaine

Facebook ne supprimera plus les contenus qui désignent le Covid-19 comme étant d'origine humaine© REUTERS / DADO RUVIC
Le reflet du logo de Facebook apparaît dans l'œil d'une personne à Zenica en Bosnie-Herzégovine le 13 mars 2015 (image d'illustration).
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En raison d'enquêtes en cours, Facebook a indiqué qu'il ne supprimerait plus les contenus affirmant que le Covid-19 est fabriqué par l'homme. Joe Biden a demandé, lui, un nouveau rapport des renseignements américains sur le sujet.

Un responsable du réseau social Facebook cité par Politico a indiqué le 26 mai que le géant du web n'allait plus bannir les messages et contenus qui colporteraient l'idée que le virus du Covid-19 a été créé par l'homme. «A la lumière des enquêtes en cours sur l'origine du Covid-19, et après consultation avec des experts en santé publique, nous ne supprimerons plus de nos applications l'allégation selon laquelle le Covid-19 est fabriqué par l'homme», a indiqué le réseau social à l'occasion d'une mise à jour de son article dédié à la politique de modération du réseau sur les contenus relatifs au Covid-19. 

Cette hypothèse était jusqu'à présent jugée comme étant de la désinformation et Facebook avait fait le choix de supprimer les publications qui soutenaient cette thèse. «Nous continuons à travailler avec les experts pour suivre l'évolution de la nature de la pandémie et nous mettons régulièrement à jour nos politiques à mesure que de nouveaux faits et tendance apparaissent», a précisé Facebook sur son site internet.

Parmi les contenus toujours interdits sur la plateforme : les publications qui indiquent que les vaccins ne sont pas efficaces pour prévenir la maladie contre laquelle ils sont censés protéger, les publications qui affirment qu'il est plus sûr de contracter la maladie plutôt que de recevoir un vaccin ou les contenus qui dénoncent les vaccins comme toxiques, dangereux ou provoquant l'autisme. Le géant américain avait mis en place ces règles de modération rapidement après la déclaration de l'état d'urgence de santé publique par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) le 30 janvier 2020.

Joe Biden demande un nouveau rapport aux services de renseignements 

Le 24 mai, un article du Wall Street Journal avait relancé les spéculations aux Etats-Unis rapportant des informations venues du renseignement américain qui affirmaient que trois chercheurs du laboratoire chinois de Wuhan avaient été hospitalisés après avoir eu des «symptômes compatibles» avec le Covid-19 dès novembre 2019, soit un mois avant l'apparition officielle de la maladie selon Pékin. Le lendemain, les Etats-Unis – par la voix de leur représentant à l'Organisation mondiale de la Santé, Jeremy Konyndyk –demandaient une nouvelle enquête sur les origines du Covid-19 «solide, complète et dirigée par des experts».

L'ancien président américain Donald Trump s'était félicité le lendemain d'avoir défendu «très tôt» l'idée selon laquelle le Covid-19 – qu'il surnommait fréquemment le «virus chinois» – avait une origine accidentelle à Wuhan. «A présent tout le monde est d'accord avec le fait que j'avais raison quand j'ai dit très tôt que Wuhan était la source du Covid-19, parfois qualifié de virus chinois. Pour moi c'était une évidence depuis le début, mais j'ai été sévèrement critiqué, comme d'habitude. Maintenant tout le monde est en train de dire "Il avait raison". Merci !», a-t-il déclaré sur son site From the Desk of Donald J. Trump.

Le 26 mai, le président américain Joe Biden appelait ses services de renseignement à «redoubler d'efforts» pour expliquer les origines du Covid-19 en exigeant un rapport d'ici 90 jours. Il avait par ailleurs rappelé que les travaux du renseignement américain, qui se concentrent sur deux hypothèses, originale animale ou fuite d'un laboratoire, n'avaient pas permis à ce jour d'aboutir à «une conclusion définitive».

En France, le professeur Luc Montagnier évoquait l'hypothèse d'une création humaine en avril 2020

En France le virologue Luc Montagnier, récompensé par un prix Nobel de médecine en 2008, avait indiqué sur le plateau de CNEWS que d'après lui, le virus du Covid-19 sortait «d'un laboratoire de Wuhan» en précisant que l'établissement était «spécialisé sur ces coronavirus depuis le début des années 2000. Ils ont une expertise dans ce domaine» avait déclaré le scientifique aux propos parfois controversés. L'homme de sciences avait par ailleurs indiqué qu'il avait étudié «dans les moindres détails» la séquence du virus et que la séquence du VIH avait été insérée dans le génome du coronavirus, les chercheurs essayant certainement de produire un «vaccin» contre le VIH. Les propos de Luc Montaignier avait suscité des réactions houleuses au sein du corps médical et dans la classe politique. 

En octobre 2020, le virologue Etienne Decroly, rattaché au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), indiquait dans une interview publiée dans le journal du CNRS que l'hypothèse d'un virus échappé d'un laboratoire ne devait pas être exclue. «On ne peut éliminer cette hypothèse dans la mesure où le SARS-CoV qui a émergé en 2003 est sorti au moins quatre fois de laboratoires lors d’expérimentations. Par ailleurs, il faut savoir que les coronavirus étaient largement étudiés dans les laboratoires proches de la zone d’émergence du SARS-CoV-2 qui désiraient entre autres comprendre les mécanismes de franchissement de la barrière d’espèce. Toutefois, pour l’instant, les analyses fondées sur la phylogénie des génomes complets de virus ne permettent pas de conclure définitivement quant à l’origine évolutive du SARS-CoV-2», détaillait-il.

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en début d'année, une étude conjointe d'experts de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et chinois avait néanmoins jugé en mars «extrêmement improbable» l’hypothèse d’un accident de laboratoire.

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