Carburant, eau, matériel... Pour sa première livraison de l'année, l'ISS attend un vaisseau russe

Auteur: RT France
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L'agence spatiale russe Roscosmos a publié une vidéo des préparatifs en cours au cosmodrome de Baïkonour, point de départ de la première mission de ravitaillement de l'année de la Station spatiale internationale.

Le décollage du vaisseau cargo Progress MS-16, en partance pour la Station spatiale internationale (plus généralement connue sous son acronyme anglais ISS), est prévu pour le 15 février depuis la base de lancement russe de Baïkonour, située au centre du Kazakhstan. Propulsé dans l'espace extra-atmosphérique par une fusée Soyouz, le vaisseau devrait arriver à destination après un voyage de deux jours, à l'issue duquel il effectuera le premier ravitaillement de l'année de l'ISS.

«Progress MS-16 : le lanceur Soyouz-2.1a [...] est installé sur le pas de tir du cosmodrome de Baïkonour», a fait savoir le 12 février l'agence spatiale russe Roscosmos sur les réseaux sociaux, vidéo à l'appui.

Pour ce premier approvisionnement de l'année 2021, le vaisseau emporte avec lui «600 kg de carburant, 420 litres d'eau potable et 40,5 kg de gaz comprimés [et] environ 1 400 kg d'équipements et matériels divers», a fait savoir Roscosmos par voie de communiqué

Ainsi que le rapporte la presse spécialisée, la mission correspond à la 77e livraison d'un vaisseau Progress en direction de la Station spatiale internationale.

Pour rappel, outre les vaisseaux russes, d'autres véhicules spatiaux ont déjà mené à bien des missions de ravitaillement ainsi que d'ajustement de l'orbite de l'ISS : les Cygnus et SpaceX Dragon américains, les cargos «HTV» japonais ou encore les «ATV» européens. Quant à l'envoi d'astronautes sur place, jusqu'au récent succès de SpaceX en la matière, les Soyouz russes avaient été pendant les neuf années précédentes les seuls vaisseaux utilisés pour des vols habités à destination de l'ISS. 

L'ISS, entre coopérations et tensions

Depuis l'inauguration de son assemblage en 1998 avec le lancement du module russe Zaria, le plus grand objet artificiel qui navigue actuellement en orbite terrestre (110 m de longueur, 74 m de largeur et 30 m de hauteur, pour un pesant de 450 tonnes, selon des calculs effectués en 2019) revêt une symbolique forte en matière de coopération internationale et d'avancée scientifique. En effet, à quelque 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, l'ISS se développe autour de programmes pilotés par cinq agences spatiales (américaine, russe, européenne, japonaise et canadienne) auxquels peuvent également participer d'autres pays.

En outre, la station accueille régulièrement des astronautes de différentes nationalités qui, sur place, participent à des missions d'observation de la Terre et de l'espace, mais aussi et surtout, à des expériences en microgravité permettant à la communauté scientifique d'avancer dans différents domaines, parmi lesquels l'impact de l'environnement extra-atmosphérique sur l'organisme humain. 

Toutefois, l'avenir de l'ISS apparaît également limité par plusieurs facteurs. Sur le plan technique par exemple, la station est confrontée à l'obsolescence croissante de ses composants. «Les pannes se font plus rapprochées, et certaines sont même très sérieuses», rapportait déjà en 2018 la presse spécialisée. Concernant l'aspect budgétaire, Washington a annoncé la même année son intention de mettre fin au soutien fédéral direct pour l'ISS en 2025. Enfin, sur le volet diplomatique, rappelons que la Chine s'est vu refuser sa demande de participation à l'ISS lors du lancement de sa construction à la fin des années 1990, avant de se faire exclure des programmes de la station par une loi américaine qui remonte à 2011.

Fait notable, l'agence spatiale chinoise (CNSA) devrait pour sa part procéder au placement en orbite du premier module de sa propre station spatiale au printemps 2021, à bord de laquelle Pékin a d'ores et déjà fait valoir sa volonté d'accueillir tous les pays qui souhaitent y envoyer des spationautes pour des expériences scientifiques. Baptisée Tiangong (Palais céleste), celle-ci pourrait donc à terme succéder à l'ISS, et ainsi permettre de nouvelles coopérations sur la scène internationale.

Fabien Rives

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