A l'appel de Vox, des milliers d'Espagnols manifestent contre le gouvernement d'union des gauches

A l'appel de Vox, des milliers d'Espagnols manifestent contre le gouvernement d'union des gauches© OSCAR DEL POZO Source: AFP
Manifestation à l'appel de Vox contre l'accord passé entre Pedro Sanchez et des indépendantistes catalans, le 12 janvier à Madrid.

Des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes espagnoles, afin de dénoncer l'accord conclu entre le futur gouvernement de Pedro Sanchez et certains indépendantistes catalans. Ils répondaient à l'appel du parti de droite radicale Vox.

«España Existe» – «L'Espagne existe» : c'est à ce mot d'ordre que des milliers de personnes, selon l'agence AFP et la presse ibérique, ont manifesté dans plusieurs villes d'Espagne ce 12 janvier. A l'appel du parti de droite radicale Vox, ils entendaient dénoncer un gouvernement d'union des gauches «entre les mains des séparatistes».

Le gouvernement de coalition de Pedro Sanchez, réunissant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la formation de gauche radicale Podemos, a obtenu le 7 janvier la confiance des députés d'extrême justesse, grâce à l'abstention du parti séparatiste catalan ERC. En échange de son abstention, ce parti a obtenu des socialistes une prochaine négociation entre gouvernements central et catalans, destinée à trouver une solution au «conflit politique» dans cette région du nord-est de l'Espagne – un accord vigoureusement dénoncé par la droite et Vox.

Selon le site d'actualité espagnole Okdiario, le plus grand rassemblement de manifestants a eu lieu dans la capitale, Madrid, et s'est déroulé sans incident. Les mobilisations, rapporte le média, étaient emplies de drapeaux espagnols et de pancartes en faveur de l'unité du royaume ou dénonçant l'accord entre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez et une partie des indépendantistes catalans.

A l'appel de Vox, des milliers d'Espagnols manifestent contre le gouvernement d'union des gauches© Alejandro Martinez Velez Source: Sputnik
Des manifestants arborent des drapeaux espagnols et des pancartes en faveur de l'unité de l'Espagne, lors d'une mobilisation à l'appel de Vox le 12 janvier à Madrid.

Le chef de file de Vox, Santiago Abascal, a déclaré à l'occasion de cette journée de mobilisation : «Ce qui nous unit aujourd'hui, ce ne sont pas les idéologies, ce qui nous unit ici aujourd'hui, c'est l'Espagne, notre souveraineté et notre Constitution. Notre amour pour qui nous sommes [...] L'Espagne existe et n'est pas un mythe.»

«Vive l'Espagne !» et «Sanchez, démission !», ont scandé des manifestants à Logroño, dans la province de La Rioja, comme le rapporte entres autres exemples l'agence de presse privée Europa Press.

Les antennes locales du parti Vox ont diffusé sur les réseaux sociaux des images de mobilisations dans diverses villes, telles que Murcie (Murcie) ou Cordoue (Andalousie).

Des contre-manifestations contre les «fascistes»

L'agence Europa Press fait état de contre-manifestations, notamment à Barcelone, où quelque 200 personnes se sont réunies place Sant Jaume pour vitupérer contre le parti Vox, aux cris de «Dehors les fascistes» ou «Vous fascistes, vous êtes les terroristes».

De même, à Gérone (Catalogne), environ 300 personnes se sont mobilisées pour marquer leur opposition à la manifestation «L'Espagne existe». Une photographie d'Europa Press montre un groupe de personnes vêtues de noir, dont certaines ont le visage en partie masqué, brandissant notamment un fumigène et un drapeau antifa faisant référence à la Catalogne.

Le gouvernement de coalition PSOE-Podemos doit prêter serment le 13 janvier. Selon Pedro Sanchez, cité par l'AFP, ce gouvernement va« se nourrir d'idées différentes mais ira dans une seule direction. Il parlera de plusieurs voix mais toujours avec le même discours». Le chef du gouvernement a promis que la législature serait celle «du dialogue social, territorial, générationnel» afin que le pays, qui fait face depuis des années à une crise séparatiste en Catalogne, soit «une Espagne de la coexistence et non de la discorde et de la surexcitation».

Lire aussi : Opération franco-espagnole pour déloger des indépendantistes catalans qui bloquent l’autoroute A9

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